Rétrospectives

Yi Yi : les angles morts de l’existence

"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

Bread and Roses : l’American Dream selon Ken Loach

Avec Bread and Roses, Ken Loach dépeint en transparence la situation précaire des ouvriers americains (manque d'assurance maladie, esclavage moderne, harcèlements... ) du point de vue d'une émmigrée mexicaine.

Ken Loach, une société en question(s)

Ken Loach est l'un des plus éminents ambassadeurs du cinéma social britannique. Il remet en question les structures de pouvoir qui étouffent et avilissent les individus. Son œuvre s'appréhende avant tout comme un appel à la dignité de tous ceux, précaires et vulnérables, qui subissent la loi du marché, ou celle du plus fort.

The Navigators de Ken Loach : Et vogue la galère…

Ken Loach est au milieu de son chemin lorsqu’il réalisa The Navigators. Le film bénéficie alors de son expérience passée, autant que d’une vigueur de vue qu’il semble avoir quelque peu perdue au soir de sa carrière. The Navigators est un film engagé, sans être révolutionnaire, qui donne à regarder et à voir les ravages du libéralisme économique au travers de la privatisation de British Rail.

Family Life, de Ken Loach : l’insoutenable pression de la « normalité »

Dans ses premiers films, Ken Loach s'intéresse plus particulièrement à la jeunesse britannique, souvent marginalisée au sein d'une société conservatrice. C'est ce conflit, cette pression de la "normalité", qui pèse sur Family Life, son 4ème film pour le cinéma, un de ses films les plus durs, avec une Sandy Ratcliff absolument exceptionnelle.

Kes : Ken Loach contre le vieux système éducatif

Avec Kes, son deuxième film pour le grand écran, Ken Loach oppose le vieux système éducatif britannique, insultant, brutal, stigmatisant, enfermant les élèves dans une catégorie sociale sans aucune chance d'en sortir, et une approche plus moderne, plus humaine.

Rétrospective Studio Ghibli: Souvenirs de Marnie, les studios se cachent pour mûrir

Nous sommes rentrés dans ce film avec la mise en abîme lucide d'un discours sur les rapports entre les films et le temps, et le personnage d'Anna était celle qui devait hurler intérieurement, au moins, contre cette facilité à aimer uniquement ce que ce que l'on connaît. A ceux qui la garderont en mémoire comme pour l'instant la dernière des héroïnes de Ghibli, ne l'accablez pas de vos reproches : derrière elle, il y a un château, et devant, de nouveaux sujets.

Rétrospective Studio Ghibli : Arrietty, le petit monde des chapardeurs, une histoire d’atmosphères

L'histoire d'amour impossible à laquelle personne, pas même eux, ne croit porte en elle une trace crépusculaire, très présente jusqu'à la scène de fin. On aurait aimé, à un choix scénaristique ou deux près, que cette dernière scène se rapproche un peu plus du déchirement du tombeau des lucioles, mais elle porte sur ses petites épaules les marques des dernières œuvres du studio, avant qu'il annonce sa fermeture : une forme de fatalité, qui a toujours la taille du regret.

Mon voisin Totoro, la quiétude de l’enfance

Mon voisin Totoro est une parenthèse familiale, aussi aventureuse que pittoresque. A première vue, cette oeuvre semble avoir moins d’ambition ou d’ampleur thématique que des films denses comme Le Voyage de Chihiro ou Princesse Mononoké. Mais tout comme Porco Rosso, Mon voisin Totoro est une bulle dans laquelle on aime s’immerger pour ne plus jamais en sortir. 

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« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : l’Amérique au carrefour des fortunes

À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.

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