On pourrait croire en voyant Lincoln à un énième biopic formaté, sensé donner des lettres de noblesse à une icône américaine déjà bardé de reconnaissance. Il n'en est en rien puisque en convoquant autant les succès que les échecs du président américain, Steven Spielberg signe avec Lincoln une ode au storytelling rafraichissante et une élégante mise en abime de ce que véhicule son cinéma : les rêveurs, les conteurs comme salut de l'humanité.
A l'occasion de la rétrospective Brian de Palma à la Cinémathèque Française du 31 mai au 4 juillet, CineSeries-Mag revient sur ses plus grands films. L'ouverture est demain soir avec Blow Out, qui tient une place à part dans la carrière de De Palma en ce qu'il marque un tournant significatif. Laissant derrière lui les films que l'on traite (à tort) de série B, il aborde ici des sujets plus sombres, déjà annonciateurs de Redacted.
A l'occasion de la rétrospective Brian de Palma à la Cinémathèque Française du 31 mai au 4 juillet, CineSeries-Mag revient sur ses plus grands films. Porté par son duo incarné par Michael J. Fox et Sean Penn, Outrages est un thriller politique qui s'intéresse à l'arrière du décor de l'univers de la guerre du Vietnam. Parfois un peu bancal, trop schématique dans sa manière de lire son cas de conscience entre le bien et le mal, le film n’en reste pas moins une convocation hybride et passionnante du monde la guerre et de ses enjeux invisibles.
Avec Snake Eyes, Brian De Palma affiche sa virtuosité esthétique. Virtuosité aussi grandiloquente que le jeu psychédélique de Nicolas Cage. Missile sur l’image collective que renvoie cette Amérique dégoulinante de corruption, critique acerbe de cette culture de l’instant, médiation sur la notion de vérité qui ne passe que par les écrans de télévision ou des caméras de sécurité, le réalisateur fait de Snake Eyes un thriller machiavélique et politique.
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Archétype de l'oeuvre maudite, L'Esprit de Caïn divise parmi les fans, certains y voyant une oeuvre mineure à la limite de la parodie et d'autres un chef d'oeuvre quasi-expérimental. Grâce à un montage effectué par un fan, L'Esprit de Caïn peut enfin déployer tout son potentiel labyrinthique, celui d'une oeuvre malade, baroque et schizo menée par un John Lithgow s'en donnant à coeur joie.