Les Avengers de chez DC Comics, aka la Justice League, se montrent enfin via une bande-annonce qui ne lésine pas sur le spectaculaire !
Après Man of Steel, Batman vs Superman, Suicide Squad& Wonder Woman, DC Comics s’apprête enfin à dégainer son gros calibre avec Justice League. Une réunion au sommet forcément très attendue (rappelons qu’elle comprend Batman, Superman, Wonder Woman, Cyborg, Aquaman & The Flash) puisque elle intervient en plein marasme du géant Warner, qui n’a pas encore trouvé la bonne formule pour contenter aussi bien le public que la critique. Une donne qui est sur le point de changer si l’on se fie à ces images, tant ce condensé d’action, de fun et de grand spectacle est peut-être révélateur de la mue entreprise par le studio : finie en effet la gravité solennelle de Zack Snyder et place à une ambiance un peu plus « lumineuse ». C’est du moins le premier constat qui se dessine de ce montage qui n’a rien perdu de sa dimension homérique et iconique, et qui sait relâcher la pression à bons coups de blagues bien senties, de fights qui s’annoncent dantesques et d’une playlist piochant du coté des Beatles. Une petite surprise en soit qui n’est heureusement pas la seule car bon, à force de revoir inlassablement ces images, on ne peut s’arrêter de penser à la vision de Zack Snyder qui quoiqu’on puisse en dire reste là : le soin dans la composition des images, la complexité qui se dessine dans tous les plans et le charisme des personnages qui s’impose sans forcer… Bref, on a vraiment envie de croire que la Warner, consciente des risques est en passe de fixer sa feuille de route et jouer à armes égales dans le combat qui l’oppose à Marvel. Et si l’on devait s’arrêter à la seule considération esthétique, nul doute que DC a déjà gagné la partie.
Justice League sortira le 15 Novembre !
Bande-annonce – Justice League :
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Rarement une série aura été aussi décriée qu’Iron Fist, que Netflix a consacré au dernier des futurs Defenders. Faute à des accusations de whitewashing de la part de petits malins qui trouvent plus raciste de respecter le comics d’origine que de penser qu’un expert en arts martiaux doit automatiquement être asiatique. Tout est dit.
Synopsis : Alors que tout le monde le croyait mort depuis le crash de l’avion de ses parents il y a 15 ans, Danny Rand est de retour à New York. Cet héritier d’une riche famille d’entrepreneurs tente de renouer le contact avec ses anciens amis d’enfance qui ne se doutent pas qu’il est depuis devenu un combattant hors pair et surtout le détenteur d’un pouvoir légendaire acquis dans un monastère mystique.
Le poing et la Main
Depuis le succès, il y a déjà deux ans, de Dardevilpar Netflix, chacune des nouvelles séries Marvel de la chaine de VOD est très attendue. Pourtant, après une saison 2 de Dardevil en demi-teinte (reconnaissons-le, si la partie avec le Punisher fut une pleine réussite, on ne peut pas en dire autant de celle avec les ninjas-zombis !) et surtout Luke Cage qui, en voulant jouer sur les trop peu nombreuses guimmicks propres à la blacksploitation, fut lourdement redondant et réducteur, les showrunners semblaient avoir montré leurs limites. Avant même sa diffusion, la dernière des origins-story sensées introduire la série-crossover The Defenders s’assurait un accueil glaçant. Sans revenir sur l’absurdité de la polémique qui entoura son casting, il semble que Finn Jones, son acteur principal (déjà vu dans la peau du chevalier aux fleurs dans Game of Thrones), ait trouvé la véritable raison à cet acharnement médiatique en faisant le lien entre son personnage de milliardaire blanc héroïque et le tollé entourant la récente élection présidentielle de Donald Trump.
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Après s’être déjà attiré les foudres de millions de sériephiles en livrant des dernières saisons décevantes à Dexter, Scott Buck avait du pain sur la planche en devant donner vie au moins rationnel des héros de la bande. Imaginez plutôt : Un Oliver Queen du pauvre (lui-même Bruce Wayne du pauvre !) initié aux arts-martiaux dans une dimension parallèle. Difficile de traiter ça avec le réalisme et l’esprit dark qui définissent la ligne directrice des séries qui le précédèrent. Et pourtant, force est de constater qu’il s’en est plutôt bien sorti ! Impossible de nier bien sûr que le personnage en lui-même, et en particulier toute la psychologie zen qui est sensé l’alimenter, est écrit comme une caricature de lui-même. Une fois cette énorme faiblesse précisée, on pourrait presque la retourner en affirmant que la candeur du jeune combattant à bouclettes est constitutive de la légèreté de la série. Un argument difficile à avaler, certes, mais que ce pauvre milliardaire puceau soit émotionnellement bloqué à l’âge de sa disparition se révèle finalement être au cœur de la naïveté qui viendront compromettre toutes ses interactions sociales et, par voie de conséquences, justifier les nombreuses trahisons dont il sera victime et qui, quant à elles, sont la véritable force de l’écriture de ce scénario riche en twists. Vous suivez le raisonnement?
A l’inverse des précédentes séries Marvel qui avaient tendance à bien commencer pour ensuite s’embourber d’épisodes en épisodes, Iron Fist a un peu de mal à introduire son personnage avant de démarrer, mais une fois l’action et le ton en place, la mécanique est bien huilée.
En effet, à l’inverse de Danny et de son ingénuité caractéristique (en cela, le choix de Finn Jones avec sa gueule d’ange est d’ailleurs un bon choix, convenons-en), et qui apparait par moments comme un élément comique, les personnages secondaires s’avèrent être bien plus torturés, et devraient en cela répondre aux attentes des spectateurs. Ne revenons pas sur cette chère Rosario Dawson qui n’est là que pour remplir le cahier des charges. Mais en revanche, les personnages de Colleen Wing (Jessica Henwick, la véritable révélation de la série), ainsi que les membres de la famille Meachum sont loin de manquer de profondeur, à tel point que la façon dont ils sont constamment tiraillés entre deux parties réussit même à faire d’Iron Fist une série bien moins manichéenne qu’ont pu l’être Jessica Jones et Luke Cage.
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Un autre élément hautement décrié par les haters est l’exploitation des scènes de combats. Certes, le générique nous vend des chorégraphies complètement dingues que l’on ne verra jamais dans aucun des 13 épisodes mais, pourtant, il faut reconnaître que les combats sont relativement bien fichus et surtout d’une qualité homogène tout au long de la saison – ce qui n’était pas le cas de Dardevil. Les accusations de surdécoupages semblent même injustifiées au regard des nombreux films américains se targuant de multiplier les bastons illisibles. Peut-être en est-on arrivé à un point où les attentes sont plus grandes vis-à-vis des séries que des longs métrages, et quand bien même on est loin d’un The Raid, on est bien au-dessus du récent The Warriors Gate, pour ne citer que lui. En toute bonne foi, le véritable défaut technique serait plutôt celui des choix de cadrage. Ce sont d’ailleurs les scènes portées par Jessica Henwick qui assurent les meilleurs combats. On pourra presque regretter qu’il y en ait trop peu en fait.
Malgré tout ce que l’on a pu en lire, Iron Fist est une série qui assure parfaitement son défi qui est d’apporter un petit vent de fraicheur à un univers fastidieux et rompre ainsi avec cette mode, déjà arrivée à saturation, qui est de se concentrer sur les prises de tête des héros urbains modernes. Elle est également une excellente rampe de lancement aux Defenders, dont l’antagoniste principal semble désormais bien connu. Attendons maintenant de voir si le crossover parviendra à assurer l’esprit et la mythologie respectifs à chaque série ou ne sera – comme le fut le premier Avengers– qu’un vulgaire patchwork de super-héros réunis par la force des choses.
Iron Fist, saison 1 : Bande-annonce
Iron Fist, saison 1 : Fiche technique
Créateur et showrunner : Scott Buck
Réalisateurs : John Dahl, Jet Wilkinson, Kevin Tancharoen, Miguel Sapochnik, Peter Hoar, RZA…
Scénaristes : Scott Buck, Ian Stokes, Pat Charles, Scott Reynolds, Tamara Becher…
Interprétation : Finn Jones (Danny Rand), Jessica Henwick (Colleen Wing), David Wenham (Harold Meachum), Jessica Stroup (Joy Meachum), Tom Pelphrey (Ward Meachum), Rosario Dawson (Claire Temple), Ramon Rodríguez (Bakuto)…
Photographie : Manuel Billeter
Montage : Michael N. Knue ACE
Musique : Trevor Morris
Production : Quinton Peeples, Ian Stokes…
Société de production : Marvel Television, ABC Studios
Format : 13 épisodes de 52 minutes environ
Date de diffusion : A partir du 17 mars 2017
Diffusion : Netflix
Genre : Action
Les Mauvaises Herbes : un feel-good movie québécois signé Louis Bélanger qui met en œuvre trois protagonistes attachants et émouvants. Impossible de s’ennuyer.
Synopsis : Un comédien de théâtre fou de jeux d’argent (Jacques) se retrouve endetté auprès d’un mafieux. Dans sa fuite, il se retrouve pris en otage par Simon, un anachorète de religion singulière : la culture du cannabis. Une amitié peu commune nait entre ces deux protagonistes, et sera perturbée par l’arrivée de Francesca, une jeune femme aux valeurs différentes.Une symbiose se crée et sera troublée par l’arrivée du créancier qui voudra récupérer son dû.
À chacun son herbe.
Il est de ces films où l’intrigue saute aux yeux dès les premières minutes, Louis Bélanger réussit à travers Les Mauvaises Herbes à mener par le bout du nez, minute par minute, le spectateur. Avec une trame peu commune, on se laisse facilement bercer par le fil de l’histoire, et on rentre dans le monde de Jacques, Simon et Francesca. Trois personnages qui, à première vue, n’ont rien en commun et qui pourtant ont tout pour s’entendre.
Tous trois ont été rongés par leurs passés, l’un est endetté, l’autre tente de reconquérir son fils en cultivant du cannabis, et enfin la dernière est presque orpheline et veut s’affirmer dans une société qui va à l’encontre de ses principes. Trois mauvaises herbes qui, à priori, cherchent une solution à leur problème et qui réussissent finalement à s’en débarrasser en formant à eux trois une coalition, une famille dont la complicité est née de manière peu habituelle.
La technique au service de la trame
Une réalisation et un casting efficaces et dynamiques viennent souligner les différentes tournures que l’histoire prend. Impossible de s’ennuyer quand les angles de caméras sont bien faits, que la musique (au soin du frère du réalisateur, l’auteur-compositeur-interprète Guy Bélanger ) est bien sélecte.
Les différents plans subjectifs sont appréciés, on arrive à se mettre dans les souliers des personnages. Certaines séquences nous ont bien plus, telles que la course poursuite au début du film, bien déstabilisante au vu des lignes directrices obliques qui rendent la scène moins monotone et dont la convergence nous a déséquilibrés.
Une comédie dramatique comme on n’en a pas vu depuis un moment ! On recommande vivement !
https://www.youtube.com/watch?v=J5r7sFmA7VM
Les mauvaises herbes : Fiche technique
Réalisation : Louis Bélanger
Scénario : Louis Bélanger, Alexis Martin
Interprétation : Alexis Martin, Gilles Renaud, Luc Picard, Emmanuelle Lussier-Martinez, Myriam Côté, Bénédicte Décary, François Papineau, Sylvio Archambault, Stéphane Jacques, Gary Boudreault et Patrick Hivon.
Chef monteur : Claude Palardy
Musique : Guy Bélanger
Costume : Sophie Lefebvre
Producteur : Lorraine Dufour, Luc Vandal Société de production : Christal Films
Distributeur : Les Films Séville
Durée : 108 minutes
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 5 avril 2017
Conçue méticuleusement par Andrea Arnold, la B.O. d’American Honey, est à l’image d’un roadtrip américain. D’un hip-hop mélancolique en passant par de la country rock, la playlist est tout comme ce film, une claque sensorielle.
American Honey retrace le roadtrip de jeunes désœuvrés, à la recherche du rêve américain. Emportés dans cette quête illusoire de liberté, nous, vagabondant au même rythme que ce groupe, bercés par une playlist des plus envoûtantes…
Une playlist dans l’air du temps
Mêler avec brio le RnB, Rap et autres genres musicaux, c’est le pari lancé par la réalisatrice Andrea Arnold, dans son dernier film American Honey. Choices (Yup) du rappeur E-40 est le morceau emblématique de cette bande de jeunes. Soudant son union sur ces paroles explicites, le groupe imagine un avenir, construit sur une promesse utopique. Les acteurs d’American Honey, non-professionnels, ont eux-mêmes fait découvrir cette chanson à Andrea Arnold et, en un rien de temps, ce tube est devenu leur slogan :
« Toute l’équipe s’est mise à danser, du coup ils l’ont passé en boucle ! J’aime l’énergie du morceau et puis… You got choices : c’est une bonne devise, non ? »
We Found Love de Rihanna, célèbre tube de l’année 2011, est également une chanson phare de ce film. Nous la découvrons dès la première scène, à travers une danse euphorique, interprétée notamment par l’acteur Shia LaBeouf (Fury, Transformers…).
En choisissant uneplaylist extrêmement contemporaine, Andrea Arnold ancre tout naturellement American Honey, dans le présent.
Dans les pas du Boss…
“The Boss. I love the Boss !” Vous l’aurez sans doute devinez, nous parlons bien de Bruce Springsteen. C’est sur sa célèbre et mélancolique reprise de Suicide, Dream Baby Dream, que nous découvrons l’aspect émotionnel de ce film. Un brin nostalgique, ces paroles pleines d’espoir, nous plongent dans le rêve utopique de Star.
Bruce Springsteen, icone rock intergénérationnel, est pour de nombreux jeunes américains, l’archétype de la liberté. C’est donc tout naturellement qu’Andrea Arnold, s’amuse à intégrer dans American Honey, un emblématique morceau, retraçant le songe du rêve américain.
À mi-chemin entre le rock emblématique du boss et le rock indépendant,American Honey apparaît comme un film atypique, particulièrement dans l’air du temps. Nous y découvrons des groupes internationaux tels que The Raveonettes, originaire du Danemark ou encore Mazzy Star, des américains pure souche.
Cette playlist, particulièrement mélancolique, permet à chaque personnage du film de s’identifier à travers ces différents morceaux.
Une country mélancolique
Que serait un roadtrip, sans l’envoûtante musique country ? De Lee Brice, en passant par Razzy Bailey, American Honey est, pendant 2h40, bercé par un mélange de musiques traditionnelles du Sud-Est des États-Unis.
Rythmique, sentimentale et émouvante, Andrea Arnold a pris soin de choisir des morceaux particulièrement symboliques pour sa B.O. C’est le cas notamment du titre American Honey du groupe Lady Antebellum. La scène du van, dans laquelle le groupe chante cette musique est particulièrement touchante. Perdue au milieu d’une Amérique promise, cette jeunesse désabusée vit les paroles de cette chanson, comme si cette dernière, avait été écrite pour elle…
Véritablement dans l’air du temps, la B.O. d’American Honey nous plonge à travers les désillusions d’une jeunesse perdue. Des morceaux symboliques, pour une quête de liberté…
Musique American Honey tracklist :
1. Beginning Of Anything – Quigley 2. Uber Everywhere – MadeinTYO 3. Take Your Time – Sam Hunt 4. Out The Mud – Kevin Gates 5. Copperhead Road – Steve Earle 6. Choices (Yup) – E-40 7. All The Time – Jeremih (feat. Natasha Mosley) 8. Ride – Ciara (feat. Ludacris) 9. Recharge & Revolt – The Raveonettes 10. No Type – Rae Sremmurd 11. Bricks – Carnage (feat. Migos) 12. Fade Into You – Mazzy Star 13. 8896 – Holly Lapsley Fletcher 14. You Guessed It – Og Maco 15. I Like Tuh – Carnage (feat. I Love Makonnen) 16. Careless Love – Bonnie « Prince » Billy 17. American Honey – Lady Antebellum 18. God’s Whisper – Raury 19. I Hate Hate – Razzy Bailey
Il y a 25 ans, les studios Disney livraient l’un de leurs plus grands chefs-d’œuvre : La Belle et la Bête. Fleuron d’un second âge d’or entamé avec La Petite Sirène, le film de Gary Trousdale et Kirk Wise s’inscrivait dans la renaissance du studio par sa parfaite hybridation au genre de la comédie musicale, impulsée par le regretté parolier Howard Ashman. Succès mondial, premier film d’animation nommé à l’Oscar en 1992, adapté avec succès sur les planches de Broadway ; il était assez logique qu’en 2017, La Belle et la Bête soit le nouvel appelé dans la valse des ré-adaptations live Disney. Un mouvement opéré depuis 2010 qui aujourd’hui livre un nouvel exemple du sillon sage et timoré que le studio creuse depuis Cendrillon. Soit une luxueuse décalcomanie qui offre un bon moment mais guère plus.
Avant toute chose, il semble utile de dresser un rapide bilan de la stratégie Disney qui amènera prochainement sur nos écrans Christopher Robin, Mulan ou Dumbo. Soit l’adaptation en live-action, et en blockbusters, des grands succès animés de Disney. Entamée avec Alice au pays des merveilles de Tim Burton, la démarche pourrait aurait pu être seulement mercantile (la lucrative capitalisation sur des oeuvres cultes) si Maléfique, Peter et Eliott le Dragon ou Le Livre de la Jungle n’avaient pas montré le possible intérêt de ces revivals. Par de nouveaux angles et de nouvelles approches, les classiques Disney justifient ainsi leur retour au cinéma par un apport suffisant de nouveautés en un terrain connu, apprécié et sauvegardé dans ses grandes lignes. Et ce qu’on aime ou pas ces nouvelles versions.
Mais La Belle et la Bête, à l’instar de l’anecdotique Cendrillon, joue dans une catégorie plus polémique. Une transposition pure et simple de l’oeuvre originelle, plan pour plan en certains endroits avec reprise des chansons, soit ce qui faisait l’originalité du traitement de 1991. D’où un débat qui n’a finalement plus lieu d’être tant sa stérilité est validée : celui de l’intérêt. Ça se saurait si Hollywood nous demandait notre avis, et nous pouvons pester autant que nous voulons, Disney fait bien ce qu’il veut. Donc oui, nous sommes entièrement d’accords, refaire un chef d’oeuvre comme La Belle et la Bête n’a aucun intérêt si l’entreprise consiste juste à en dupliquer les séquences emblématiques. Ce sans rien convoquer de très inédit. Mais c’est comme ça, c’est pas nous qu’on décide.
D’ailleurs, l’intention initiale de Bill Condon était d’adapter en film la comédie musicale issue du dessin animé. Une démarche plus logique, plus valide, sur laquelle le studio est finalement revenu ensuite pour offrir un film d’héritage comme il commence à en avoir bien trop. Triste tendance maladive d’une industrie qui s’adapte à un public aujourd’hui très animé par sa nostalgie. Et malheureusement, les chiffres donnent raison à cette démarche, ainsi que l’attitude d’une frange spectatorielle peu exigeante, absolument pas gênée de revoir la même chose. Justifiant de facto son passage à la caisse puisqu’elle aime le film avant même d’entrer dans la salle.
En cela, les quarante premières minutes du film frôlent la catastrophe dans cette bête récupération. L’introduction est expédiée dans un montage hyper rapide où se succède quantité de plans kitschs d’une grande platitude. Soit, effectivement, rien à voir avec la narration magnifique en vitraux de l’original. Sauf que dans les faits, nous ne sommes pas trompés sur la marchandise, la voix-off débite exactement la même rengaine, avérant que vous allez revoir le même film…en moins bien. Un sentiment qui se confirme avec Bonjour, le morceau le plus en deçà de cette nouvelle version où la gestion de l’espace, des figurants et de la rythmique est aux fraises, vidant ainsi le passage d’une partie de son ampleur d’antan quand il tente pourtant de l’égaler. Et parce que nous sommes polis, on ne parlera pas de la mauvaise synchronisation de la pourtant jolie voix d’Emma Watson…
S’ensuit à peu de choses près la même enfilade de scènes que dans le dessin animé, avec de bons acteurs hélas mal dirigés débitant des dialogues identiques et/ou anecdotiques. Ce qui marchait dans le dessin animé ne fonctionne pas forcément ici en live, et cette trop forte et inadéquate proximité avec le matériau d’origine laisse augurer du pire pour la suite tant la chose devient artificielle et désincarnée. Ce qui est peu aidé par le filmage à papa de Bill Condon, loin du métier du Rob Marshall d’Into the Woods.Surtout quand on sait que la comédie musicale de Broadway avait déjà essuyé quelques plâtres sur l’impossibilité de transposer fidèlement certains passages.
Bref, on grince un peu des dents, persuadé d’avoir pris un aller simple pour le viol de son enfance (avec 50 mn de plus au compteur) et là arrive le morceau Gaston… Et allez savoir pourquoi, là ça fonctionne. Ce n’est pas une merveille, c’est même bourré de faux raccords mais il y a suffisamment d’énergie, d’idées et de subtiles réinventions pour que la scène prenne une autre dimension. C’est d’ailleurs à partir de là que le film se bonifie vraiment. Comme s’il avait fallu en passer par ce premier acte plan-plan pour enfin accrocher son spectateur ou le faire adhérer à ce que fait le film.
Les cadres deviennent plus travaillés et impactants, le métrage prend de l’ampleur, on se retrouve de nouveau impliqué dans l’histoire et les personnages… . Bref, le minimum attendu de ce qui restera finalement jusqu’à son terme un simple divertissement, mais de correcte facture. Ce avec quelques (trop rares) pointes d’audace et d’émotion. Ça n’empêche pas, encore une fois, ce remake de coller franchement aux basques de son aîné mais avec suffisamment de métier pour prendre un certain plaisir à retraverser ce classique.
D’ailleurs, ironiquement, le film se plante complètement dès qu’il essaye timidement de décompresser certains points de l’intrigue (soit l’une de nos attentes initiales). On voit bien l’intention d’apporter plus de chair à Belle et au Prince mais ça ne fonctionne absolument pas car inutile, amené au forceps et toujours lié aux parents… . D’où, malgré des interprètes qui font le taf (mais n’ont pas grand chose de plus à manger), l’impression de personnages plus en surface et en 2D que ceux du film de 1991. Le même commentaire vaut pour l’entièreté d’un casting 5 étoiles majoritairement britannique qui reste droit dans les bottes de ses antérieurs animés. Et ce malgré tout le métier et la classe des rosbifs quand il s’agit de servir un personnage, notamment dans la comédie musicale.
Un reproche ne pourra jamais être fait à Disney, c’est dans la débauche de moyens mise à l’écran pour ses productions. Il y a beaucoup d’argent et ça se voit. Chaque dollar s’incarne dans les costumes, décors, accessoires et impressionnants effets visuels déployés avec soin et minutie. On remarquera d’ailleurs avec amusement que c’est justement cette débauche d’effets visuels qui est aussi pour beaucoup dans le gap qualitatif du film. Leur omniprésence décharge entièrement Condon de la réalisation de certaines séquences (à l’image des meilleures passages d’Ant Man, dus à ILM) permettant à C’est la fête d’être la séquence la plus réussie puisque pensée par des animateurs. Et pour le coup, si elle décalque des images fortes du film original, la scène offre aussi son lot de nouveautés, au même titre que la bataille finale.
Bref, pas grand chose à dire sur une direction artistique impeccable, fastueuse et bien dosée entre pratique et numérique. Le character design des objets enchantés, probablement le plus gros défi à l’oeuvre, est plutôt franc et réussi dans son parti pris et empêche seulement un Big Ben très statique de pleinement convaincre. Une petite déception cependant sur le visage en CGI de La Bête, bien moins convaincant que dans la récente version de Christophe Gans malgré la belle conception globale de la créature.
Et la musique dans tout ça ? Et bien, il faut avouer qu’elle souffre un peu de la surenchère du film. « Trop de notes » disait l’Empereur à Mozart et c’est un peu l’idée dans la ré-orchestration de la légendaire partition. Nanti d’un orchestre plus ample, le sublime travail d’Alan Menken prend quelques allures boursouflées, quelques longueurs dont il pouvait aisément se passer. Attention, ça reste le chef-d’oeuvre de son auteur et un régal pour les oreilles mais, si on doit pinailler, les enluminures n’y sont pas essentielles. Point bonus pour cette version de 2017, quatre nouvelles chansons exclusives (aucune de Broadway n’a été ajoutée et Humain à nouveau n’est pas présente) dont Ensemble à jamais, magnifique et bouleversant morceau de La Bête (sous influence Bossu de Notre-Dame) qui justifie à lui seul la vision du film. Howard Ashman, de là où il est, serait très fier de cet ajout.
En définitive, la redoutée catastrophe n’a pas eu lieu. S’il faut passer au-delà d’un premier acte embarrassant, le long-métrage de Disney est aussi honnête, efficace et plaisant que ses prédécesseurs. Déjà parce que l’amour et le respect pour l’original sont palpables (manquerait plus que ça) mais surtout parce que les canons de production du studio garantissent une vraie tenue de l’ensemble. Prétendre à plus est cependant impossible tant le métrage s’inscrit en luxueux revival plutôt qu’en nouvelle proposition. Sachez-le donc, si cette version 2017 est une jolie anecdote, qui cartonnera sûrement au B.O, l’Histoire Eternelle reste bel et bien celle de 1991.
La Belle et la Bête : Fiche Technique
Réalisation : Bill Condon
Scénario : Stephen Chbosky et Evan Spiliotopoulos
Interprétation : Emma Watson (Belle), Dan Stevens (La Bête / Le Prince), Luke Evans (Gaston), Kevin Kline (Maurice), Ewan McGregor (Lumière), Ian McKellen (Big Ben), Emma Thompson (Mme Samovar),…
Photographie : Tobias A. Schliessler
Montage : Virginia Katz
Musique : Alan Menken
Costume : Jacqueline Durran
Décors : Katie Spencer
Producteurs : David Hoberman , Todd Lieberman, Don Hahn, Thomas Schumacher, Jeffrey Silver, Steve Gaub, Jack Morrissey, Greg Yolen, Alexander Young
Sociétés de Production : Walt Disney Pictures, Mandeville Films
Distributeur : Walt Disney Pictures
Budget : 160 000 000 USD
Genre : Musical, Fantastique
Durée : 129 minutes
Date de sortie : 22 mars 2017
Alors que s’apprête à sortir sur nos écrans l’adaptation de Ghost in the Shell, une autre transposition d’un manga avec un robot féminin est attendue au cinéma en 2018. Le projet de longue date Alita : Battle Angel (Gunnm en VF) se concrétise enfin sous la houlette du compère de Quentin Tarantino, Robert Rodriguez.
Les amateurs d’univers cyber-punk peuvent se réjouir. Après l’adaptation de Ghost in the Shell ce mois-ciet la sortie dans quelques mois de Blade Runner 2049, un autre projet similaire projet hollywoodien débarquera l’année prochaine dans les salles obscures. Le réalisateur de Machete Kills s’est en effet récemment attaqué à l’adaptation live du manga Gunnm. La sortie de ce film, Alita : Battle Angel, est prévue pour le 20 juillet 2018 aux USA. D’après des indications d’ IMDB, le film serait déjà en post-production. Selon des informations d’Allocine, le blockbuster de Robert Rodriguez devrait sortir en France le 1er août 2018.
Alita : Battle Angel est une adaptation des quatre premiers tomes de l’œuvre de Yukito Kishiro selon IMDB. En cas de succès, deux autres films sont déjà envisagés par la production.
Le scénario, confié à James Cameron et Laeta Kalogridis, est calqué sur l’intrigue du manga. Suite à une terrible catastrophe naturelle, l’humanité est à bout de souffle. La terre est une décharge géante où les survivants ont sombré dans la violence. La cité paradisiaque de Zalem, suspendue au-dessus de la terre, est le repaire de citoyens privilégiés. Alita (Gally en VF) est sauvée d’une destruction certaine par le mystérieux Dr. Ido au beau milieu d’un fatras de pièces détachées de robots. Le scientifique va permettre à la jeune cyborg d’être intégralement remise sur pied : réparée et restaurée. Elle va alors devenir une incroyable machine de guerre. Elle va traquer et tenter d’éliminer les criminels les plus notoires à la manière des chasseurs de prime. Alita ne parvient pourtant pas à savoir ni qui elle est réellement, ni d’où elle vient. Dans cette quête sur son identité, Alita pourrait même découvrir l’existence des sentiments et tomber amoureuse ! Le docteur Ido est persuadé qu’elle seule pourra briser le cycle de mort et de destruction qui règne sur la planète. Alita serait un ange envoyé du paradis. Un ange de la mort. Parviendra-t-elle à percer également le mystère de Zalem ?
Le casting réunit une pléiade d’acteurs exceptionnels d’après des informations de Den of Geek et Entertainment Weekly. Christoph Waltz, Jennifer Connelly, Mahershala Ali, Jackie Earle Haley, Ed Skrein, Michelle Rodriguez ou bien encore Eiza Gonzalez. C’est l’actrice Rosa Salazar qui incarnera la jeune cyborg. Trois autres comédiennes auraient pu prétendre au rôle-titre : Maika Monroe, Bella Thorne et Zendaya.
Alita : Battle Angel est une co-production Twentieth Century Fox, Lighstorm Entertainment et Troublemaker Studios. James Cameron devait réaliser ce film depuis de nombreuses années. Son planning surchargé des suites d’Avatarne lui a donc pas permis de s’attaquer à cette adaptation ambitieuse du manga de Yukito Kishiro. Le réalisateur de Titanic assure la production de ce long-métrage en plus de s’être attaqué au screenplay.
Le film promet des affrontements titanesques entre cyborgs. Alita devra faire face à une galerie de méchants charismatiques à l’esthétique soignée. Le personnage principal, l’héroïne Alita, devrait bénéficier d’effets spéciaux numériques. La technologie 3D basée sur le système d’imagerie stéréo dont James Cameron s’est servi pour ses documentaires aurait été utilisée sur le tournage d’après des révélations d’Imdb.
En cas de succès Robert Rodriguez pourrait délivrer une perle cinématographique pour les amoureux de science-fiction et de mangas. La concurrence s’annonce rude face à Blade Runner 2049 et Ghost in the Shell. Verdict en salles dans le courant de l’été 2018. Espérons simplement pour le succès du film que la polémique Iron Fist sur le white-washing ne refasse pas surface à l’occasion de la sortie d’Alita : Battle Angel avec la faible présence d’acteurs et de comédiennes d’origine asiatique au casting. Les cartons conjugués de Ghost in the Shell et d’Alita pourrait relancer l’arlésienne de tous les mordus de mangas, le projet fou d’un film live de qualité et ambitieux pour l’œuvre culte de Katsuhiro Otomo : Akira.
Stephen Merchant s’apprête à réaliser un biopic entièrement dédié à l’univers de la lutte professionnelle. Le casting regroupe des stars à Hollywood et des acteurs britanniques de renom. Le film devrait servir de publicité géante à la franchise de catch américaine qui domine le marché, la WWE, dont les combats sont diffusés sur AB1 et NT1.
Les spectateurs qui avaient apprécié la performance de Mickey Rourke dans le film The Wrestler de Darren Aronofsky risquent de se réjouir avec ce nouveau projet cinématographique dans l’univers du catch. La performance physique de Mickey Rourke a marqué de très nombreux cinéphiles. Les prouesses réalisées lors des combats extrêmes sont encore dans toutes les mémoires. L’acteur de 9 semaines ½, de L’année du dragon et d’Angel Heart signait son grand retour à Hollywood avec un rôle christique. Il incarnait la légende des années 1980, Randy « The Ram » Robinson, qui reprenait du service dans des conventions de catch indépendantes à travers les Etats-Unis. Cette performance a été salué par les critiques et lui a même valu une nomination aux Oscars. Sean Penn dans le film Harvey Milk a pourtant raflé la ceinture intercontinentale… enfin l’Oscar du meilleur acteurà Mickey Rourke cette année-là.
Hollywood s’apprête donc à retrouver l’ambiance des rings de catch, des foules en délire et des sessions d’entraînements éprouvantes pour les besoins de Fighting with my Family. Ce long-métrage sera confié au comédien Stephen Merchant (vu récemment dans Logan), réalisateur et scénariste à ses heures perdues. Le casting de Fighting with my Family réunit les comédiens Vince Vaughn, Lena Headey, Nick Frost, Jack Lowden, Florence Pugh et l’ancien lutteur Dwayne Johnson « The Rock ». Ce dernier est devenu « l’acteur » le plus bankable à Hollywood en 2016 après ses débuts dans des productions modestes (l’adaptation du jeu vidéo Doom notamment). Il aura d’ailleurs la double casquette de producteur exécutif et de comédien dans ce tout nouveau long-métrage dans l’univers de la lutte professionnelle selon des révélations de Deadline, via sa société Seven Bucks Production.
Ce projet cinématographique de Stephen Merchant est en réalité un biopic sur la famille Bevis qui a entièrement consacré son existence au catch. Leur école de lutte était basée à Norwich en Angleterre. Le père de famille, Ricky Bevis, a débuté cette entreprise folle avec sa compagne afin de tenter d’oublier ses années de précarité et de tourner le dos à son passé criminel. Leur entreprise familiale assez peu conventionnelle dénote fortement face aux machines de guerre américaines. Chaque membre de la famille a entièrement dédié son existence au catch. Tous participent et combattent sur le ring, parfois même l’un contre l’autre. Leur travail acharné et les longues années consacrées à la lutte professionnelle vont finalement porter leurs fruits. Leur fille talentueuse Saraya va réussir à signer un contrat avec la prestigieuse institution de la WWE. La jeune pépite va pouvoir ainsi dévoiler son talent sur la scène internationale en combattant face aux plus grandes athlètes, les divas de la WWE, sur les rings à travers les Etats-Unis. Fighting with my Family devrait donc retracer l’épopée et rendre hommage à ces artisans de l’ombre de la lutte professionnelle dont la fille s’est retrouvée dans la lumière de la WWE.
La représentante la plus connue de cette famille est effectivement la jeune catcheuse britannique connue sous son nom de scène Paige. La lutteuse professionnelle a malheureusement été récemment la cible, comme de nombreuses stars à Hollywood, d’un odieux et monstrueux hacking de photographies personnelles et intimes. Le tabloïd britannique The Sun a publié un grand nombre d’articles à ce sujet ce mois-ci. La firme de catch pour laquelle elle travaille, la très célèbre WWE, pourrait prendre des mesures disciplinaires contre la jeune femme face à la pression des fans et à l’esprit anglo-saxon assez puritain. Paige a même déjà été suspendue pendant 60 jours en 2016 par la WWE suite à la prise d’antalgiques.
Le filmFighting with my Family pourrait lui même être menacé si le scandale des photographies intimes dévoilées sur Internet prenait des proportions démesurées pour la carrière de la catcheuse britannique. En cas d’annulation, les amateurs de divertissements 100% américains pourront se rabattre sur les adaptations de séries cultes et vintage sous le soleil de la Californie : Baywatch (Alerte à Malibu) cet été ou le film Chips qui sort le 24 mars aux USA.
Fighting with my Family s’inspire en réalité d’un documentaire britannique qu’avait découvert Dwayne Johnson en 2012 sur la famille Bevis. Réalisé pour le compte de Channel 4, ce film s’intitulait The Wrestlers : Fighting with my Family.
D’après des informations d’Imdb, le tournage du long-métrage de Stephen Merchant aurait déjà débuté. Les prises de vue vont se dérouler à Londres et à Los Angeles. Le scénario du film a été écrit par Stephen Merchant. Ce biopic risque malheureusement d’être beaucoup plus lisse que The Wrestler. Fighting with my Family est en effet une production des studios WWE. L’image des catcheurs a donc fort peu de risques d’être écornée.
Reste à savoir si d’autres lutteurs professionnels participeront au tournage de ce biopic pour les besoins des combats notamment. Paige a été opposée ces dernières années à sa grande rivale AJ Lee. La vie privée des catcheuses a également été mise sur le devant de la scène – du ring – ce qui ne va pas plaire aux féministes ! Paige a été en froid pendant un temps avec la WWE suite au licenciement du catcheur Alberto del Rio avec lequel elle partage sa vie. Lors des combats entre AJ Lee et Paige, les foules hystériques hurlaient le nom du petit ami de AJ Lee, le lutteur CM Punk, afin de décourager Paige et pour afficher leur hostilité face à la catcheuse britannique. Certaines mauvaises langues contestent la véracité des coups portés lors des affrontements sur le ring. Les mises en scènes des combats de catch, souvent critiquées, et la théâtralisation des affrontements pourraient également avoir eu pour conséquences d’entièrement scénariser ces supposés liens et relations entres les catcheurs qui auraient donc été créés de toute pièce pour les besoins des shows et d’une prétendue rivalité entre les athlètes, qui hors caméra sont une grande famille.
L’actrice Florence Pugh incarnera la catcheuse Paige dans ce biopic sur ses parents et ses frères, les Bevis. Selon des informations de Den of Geek et d’après les publications Instagram de Dwayne Johnson, Vince Vaughn pourrait interpréter le rôle de la légende déchue de la WWF, l’ancêtre de la WWE, Jake « The Snake » Roberts. Ce lutteur professionnel a eu une enfance terrible marquée par des drames atroces et des abus sexuels. Sa carrière fulgurante au sein de la WWF, et les souvenirs de sa jeunesse traumatisante l’ont confronté à de terribles addictions à la drogue et à l’alcool. Jake Roberts a pu être sauvé et retrouver goût à la vie grâce notamment à l’ancien catcheur Diamond Dallas Page et à la famille Davis. Roberts a effectivement vécu pendant un certain temps aux cotés de la famille de la catcheuse Paige en Angleterre.
Lena Headey va incarner Julia Bevis, la mère de famille, plus connue sur le ring sous le nom de Sweet Saraya. Nick Frost, le compère inséparable de Simon Pegg, jouera le rôle du père du clan Bevis, le catcheur Ricky Knight. Jack Lowden va jouer le frère de Paige, le lutteur Zak Zodiac.
Dwayne Johnson en plus d’Alerte à Malibu et de Fighting with my Family risque d’avoir fort à faire très prochainement à Hollywood. Les monstres terrifiants issus du jeu vidéo Rampage risquent d’être bien plus durs à terrasser que ses anciens adversaires de la WWE plutôt coriaces comme l’Undertaker ou Stone Cold Steve Austin.
Le film de Stephen Merchant devrait sortir en 2018 aux USA.
Le festival Paris Manga 2017 & Sci-Fi Show est de retour pour une 23ème édition en compagnie des célébrités des sphères Geek et Otaku : les mangakas Masashi Kudo (Bleach) et Kiyo Kyujyo (Trinity Blood), Kerry Ingram et Ian McElhinney de Game of Thrones, Christopher Judge de Stargate SG-1, Josh Herdman de Harry Potteret bien d’autres encore…
Centrée sur les cultures asiatique et britannique, Paris Manga 2017 sera ciblé Geek & Web cette année avec près de 200 exposants et une section web et jeux vidéos encore plus fournie qu’en 2016. Cette convention, marquée par la présence de célébrités des univers des Mangas, des Comics ou de la science-fiction, réunira cette fois – presque toute – la clique de Buffy contre les vampires avec Alex (Nicholas Brendon), Cordelia (Charisma Carpenter) et le décoloré Spike (James Marsters) ainsi que des acteurs de GOT, Stargate SG-1ouHarry Potter.
Evidemment, les puristes iront à la rencontre des mangakas Masashi Kudo (qui a travaillé sur Bleach, Chain Chronicle, Chobits, NO6, Naruto…) et Kiyo Kyujyo (Trinity Blood) ainsi que du scénariste Yasuyuki Muto (Basilik, Bible Black, Afro Samurai, Deadman Wonderland…). Sans oublier les auteurs de comics américains (Whilce Portacio, Jim Lee, Marc Silvestri…) et le croate Esad Ribic qui a travaillé sur Wolverine, X-Men et Thor.
Pour découvrir la liste des invités, rendez-vous ici.
Paris Manga 2017, c’est aussi l’occasion de séances de photoshoots et de dédicaces, de rencontres avec des doubleurs ou des Youtubers (Joueur du grenier, Agent GB, Trash), de conférences, de concerts live (les groupes Plasticzooms le 25 et Galmet le 26 mars) et de nombreuses autres animations comme les concours de Cosplay, véritables hommages à nos héros d’hier et d’aujourd’hui.
Le salon Paris Manga & Sci-Fi Show a lieu deux fois par an au Parc des Expositions, Hall 2.1, Porte de Versailles à Paris. Retrouvez le programme et la billetterie en ligne sur www.parismanga.fr.
Sortie ce mercredi 22 mars du long métrage About Ray, qui suit Elle Fanning en adolescente transgenre désirant devenir un homme. Le film, interprété par la jeune Fanning, Naomi Watts et Susan Sarandon, se veut engagé en abordant des thématiques complexes et de plus en plus d’« actualité », mais, empli de clichés et de maladresses, il n’en restera qu’un feel-good-movie oubliable.
Synopsis : Ray, jeune adolescente transgenre, souhaite devenir un homme. Accompagnée de sa mère et de sa grand-mère, Ray va devoir faire accepter à sa famille cette transition pour enfin s’épanouir. C’est un chemin semé d’embûches pour cette famille dont le père n’a jamais été présent. Chacun tentera de s’opposer à la réalité, avant de finalement comprendre qu’il faudra se serrer les coudes pour traverser ensemble cette épreuve.
Production de 2015, About Ray arrive en ce mois de Mars 2017 en France via les éditions SND M6 Vidéos. Si l’on retrouve les éternelles citations de critiques reprises à usage promotionnel, ainsi que les fameux gimmicks tels que « révélation au festival du cinéma international de Toronto » sur la jaquette du boitier DVD, About Ray est loin d’être l’« œuvre inoubliable » qu’on veut nous vendre.
Le film dirigé par Gaby Dellal veut en raconter beaucoup en peu de temps. Pour ce faire, justement, que faire ? Couper, avoir un rythme rapide, des éléments (des images ou des dialogues) qui disent directement les choses, souvent sans subtilité et humanité, histoire qu’on comprenne vite les enjeux et ce qui se passe dans la progression du récit. Ainsi les plans s’enchaînent à un rythme de clip sur une musique de feel-good movie composée par l’un de ses barons, Michael Brook (Le monde de Charlie ; Brooklyn). Et le propos sur l’être transgenre se perd dans des péripéties mélodramatiques liées aux amours passées de la maman jouée par Naomi Watts, qui alterne entre tragédie pleureuse et joie maternelle, mais qui vire à coup sûr dans le surjeu.
Idem pour Elle Fanning qui rêvait probablement – un an avant sa prestation lumineuse dans The Neon Demon – d’un prix d’interprétation. Mais à vouloir trop en faire, on ne fait pas grand chose à part écrire des grosses lignes à l’encre parfois baveuse. Eh non, raser/couper ses cheveux devant la caméra ne rapporte plus d’oscars aujourd’hui heureusement (quoique…). Mais avouons-le, l’écriture ne l’aide pas. Ray veut devenir pleinement un homme. En cette longue période de transition – pas encore biologique –, elle adopte ainsi des attitudes, et fait certains choix. Lesquels ? Cracher par terre, mâcher son chewing-gum comme une vache, se laisser pousser les poils sous les bras… Bref, tout ce que l’homme devrait être, non ? Bien sûr que non, et c’est là que le film manque de subtilité dans le traitement du personnage qui parfois atteint une certaine complexité lorsque son envie d’une relation amoureuse avec une jeune femme est représentée puis oubliée par le récit, ou encore lorsque Ray travaille sur ses montages vidéo, qui racontent bien plus sur l’épreuve et les difficultés de la transition et de son statut « transgenre » que les dialogues avec sa grand-mère lesbienne mais conservatrice ou encore les larmes de Naomi Watts, mère vaillante et paniquée.
Ainsi About Ray se termine dans un happy-end familial sorti du rayon « feel-good movie », sous-rayon : « sujet ambitieux, complexe et qui peut émouvoir » pour se terminer tel un grand nombre de produits consensuels. On pourra aussi lui reprocher d’avoir oublié de véritablement traiter de l’« être transgenre » dans un contexte aussi embourgeoisé. Ce n’est pas parce que Mamie dit qu’on peut être lesbienne et fermée que c’est abordé. Justement, hormis représenter des new-yorkais petit-bourgeois et cools, où sont exposées les difficultés vécues par Ray au quotidien dans cette famille aux relations humaines plus ou moins complexes et peu communes ?
Bref, on repassera aussi sur l’édition DVD vide de bonus, et manquant d’un sous-menu « chapitres », mais empli des bandes annonces des prochaines sorties, ou devrait-on dire « œuvres inoubliables », éditées par SND M6 Vidéo.
EXTRAIT DU FILM – About Ray
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU DVD
Titre original : Three Generations – Editeur : M6 Interactions – Edition : Keep Case, PAL, Tous publics
Région : 2 – Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.85, Format DVD-9, Film en Couleurs – Sous-titres : Français
Réalisateur : Gaby Dellal
Avec Tate Donovan, Tessa Albertson, Susan Sarandon, Susan Blackwell, Sam Trammell, Naomi Watts, Max Simkins, Francesca Keller, Gameela Wright, Elle Winter, Elle Fanning, Antonio Ortiz, Jordan Carlos, Linda Emond, Marquis Rodriguez, Mattea Marie Conforti, Maria Dizzia, Marcos A. Gonzalez, Lucca De Oliveira, Andrew Polk
Scénario : Gaby Dellal et Nikole Beckwith
Musique : Michael Brook
Montage : Joe Landauer
Photographie : David Johnson
Décors : Stéphanie Carroll
Costumes : Arjun Bhasin
Genres Comédie, Drame
Date de sortie 22 mars 2017 en DVD (1h 33min)
Editeur : M6 Interactions
Martin Provost réunit les deux Catherine du cinéma français à l’écran, pour dresser les portraits de deux femmes que tout oppose dans Sage Femme.
Synopsis : Des retrouvailles entre deux femmes radicalement opposées après 40 ans avec leurs doses de rancoeur, de mensonges, de mystères et de bouleversement. Le seul point en commun qu’elles possèdent : une homme. Pour l’une, il était son père, pour l’autre il a été son amant.
Deneuve mène la danse.
Il est toujours intéressant de découvrir la rencontre entre deux personnes aux antipodes l’une de l’autre. C’est souvent très riche en comique de situation lorsque c’est bien mené. Il s’agit ici d’une deuxième rencontre : Béatrice revient dans la vie de Claire après des dizaines d’années d’absence et les retrouvailles ne vont pas être de tout repos. Les différences sont aussi attirantes que repoussantes et malgré leurs modes de vie radicalement opposés, Claire se refuse à laisser seule Béatrice. Si la première construit son quotidien avec sobriété et mesure, l’autre choisit le jeu et la séduction. Le caractère des deux femmes semble alors tout tracé au regard de leur vie, pourtant, on découvre tout le contraire dans le film. Celle dont la vie est la plus simple présente une force que l’on ignore au départ, alors que celle qui croit « aux vertus du plaisir » a terriblement peur de ce qui lui arrive et fait tout pour ne pas mourir seule. C’est d’ailleurs grâce à cela que les deux personnages se rejoignent. Si la symbiose est très souvent immensément belle à l’écran, les différences peuvent l’être aussi. Les rires et les reproches lancés à tout-va donnent le ton au film qui promet d’être tumultueux. Catherine Deneuve est incroyable et drôle dans son rôle envahissant tandis que Catherine Frot semble un peu plus dans le contrôle et la retenue bien que soit son personnage qui le veuille. Si Deneuve paraît aussi à l’aise, c’est aussi parce que l’on sent un naturel débordant qui émane de sa voix et de son corps, sans réel besoin de jouer finalement : son personnage lui colle à la peau. Il est vrai que l’on s’attendait à plus d’étincelles de la part de ce duo qui avait pourtant tout pour rendre cette rencontre explosive. Le spectateur attend cette confrontation avec impatience pour n’obtenir que quelques éclats de voix, très bons mais pas suffisants. Les personnages secondaires sont également très intéressants avec Olivier Gourmet et Quentin Dolmaire mais quelques fausses notes font perdre un peu de crédibilité à certaines scènes, bien que ce soit très vite rattrapé par d’autres moments drôles ou émouvants.
Sage Femme est de ce genre de film pas extraordinaire ni bouleversant mais agréable et plaisant à regarder. Sous ses airs de comédie dans laquelle se retrouvent deux immenses actrices, se cachent des thèmes plus subtiles où la mort et l’amour se mêlent vivement. Derrière leurs différences flagrantes subsistent quelques ressemblances : l’amour d’un même homme déjà, puis la fragilité de la vie qui leur permet finalement de se retrouver. L’une est sa fille. L’autre était sa maîtresse. L’une est sage-femme. L’autre va mourir. Autant de différences qui vont se transformer en correspondances au fil de l’histoire. Le rythme est assez lent et le film assez long, mais heureusement certaines touches d’humour nous réveillent un peu. Le personnage de Catherine Deneuve est là pour donner le ton et la cadence au film et finit par transformer celui de Catherine Frot, qui nous fait rire à son tour.
Bien que la force de ce long-métrage de Provost ne repose pas vraiment sur la mise en scène, sa simplicité nuit au rythme car elle a tendance à adoucir le film, qui manque souvent de rebondissements ou d’action. La musique, au contraire, relève le ton et ajoute les émotions là où elles peuvent manquer au spectateur. Rien de surprenant avec Grégoire Hetzel qui avait aussi très bien su sublimer l’histoire entre deux femmes dans La belle saison. Le réalisateur ne fait pas que mettre en image son amour des femmes et l’inspiration qu’elles lui offrent, il rend hommage au métier de sage-femme, pour qui il a un sens particulier puisque l’une d’entre elles lui a sauvé la vie.
Sage Femme : Bande Annonce
https://www.youtube.com/watch?v=VlGBuZQa_dg
Sage Femme : Fiche technique
Réalisation : Martin Provost
Scénario : Martin Provost
Interprétation : Catherine Deneuve, Catherine Frot, Olivier Gourmet, Quentin Dolmaire
Image : Yves Cape
Musique : Grégoire Hetzel
Producteur : Olivier Delbosc
Sociétés de production : Curiosa Films, France 3 Cinéma, Versus Production
Distributeur : Memento Films Distribution
Durée : 117 minutes
Genre : comédie dramatique
Date de sortie : 22 mars 2017
Pour son long-métrage Going to Brazil, Patrick Mille s’arme d’actrices méconnues mais talentueuses pour offrir une comédie d’aventures de qualité sous fond de road-trip brésilien.
Synopsis : Trois jeunes amies d’enfance, Chloé, Agathe et Lily, vivent à Paris et sont invitées au mariage de Katia, qu’elles n’ont pas vue depuis plusieurs années. Le mariage se déroulant à Rio de Janeiro, les trois copines s’envolent dans une ville de fête, de plaisir et d’excès en tout genre. Cependant, Lily tue accidentellement le mari de Katia, Tinho, alors qu’il tentait de la violer durant une soirée. S’ensuit alors l’aventure de ces trois parisiennes pour s’enfuir du Brésil, accompagnées de Katia, enceinte de sept mois et craignant pour la vie de son enfant. Ensemble, elles doivent échapper au monstrueux père de Tinho, à la police locale et aux narcotrafiquants, tout en recréant une amitié au fil de la fuite…
Il est avant tout essentiel de dire une chose : Going to Brazil est un bon film. Ceci n’était pas un constat évident. Vendu un comme un Very Bad Trip féminin, Going to Brazil s’annonçait comme un divertissement formaté tentant en vain de copier les comédies américaines. Il n’en est rien. Bien que rempli de références à la sauce américaine, le deuxième film de Patrick Mille arrive à trouver sa propre identité. Le projet de Going To Brazil était relativement simple dans son idée. Une bande de copines va connaître une descente aux enfers au Brésil après un meurtre accidentel. Le pitch du film est extrêmement classique. On retrouve ce genre d’intrigue à la source de nombreuses comédies. L’intérêt de Going To Brazil ne repose donc pas sur son scénario, mais dans son audace de proposer une comédie d’aventures menée par des actrices peu connues.
Un vrai faux Very Bad Trip
Le prologue du film n’emballe pas. Les personnages semblent stéréotypés et l’on redoute de passer un film entier avec une bande de protagonistes caricaturaux. Mais le film va surprendre rapidement. Le long-métrage joue sans cesse avec les attentes et parvient réellement à étonner le spectateur. Le premier twist arrive assez tôt lors d’une séquence de fête intense et inspirée. Ainsi Going to Brazil ne cesse jamais de faire empirer la situation de ces personnages dans des mésaventures et des retournements de situation inattendus. Pour une comédie, le long-métrage de Patrick Mille ne fait pas rire à gorge déployée mais surprend par son humour noir et impertinent. La révélation de l’identité de l’homme tué par la bande de filles fait basculer le film dans un autre ton et impose de vrais enjeux.
Going to Brazil réussit bien plus dans l’aspect suspense que dans l’aspect comique. Le film s’avère très efficace dans sa dimension dramatique. Une réelle pression emporte tout le long du métrage, impliquant le spectateur dans les péripéties des quatre françaises au Brésil. Le pitch de base n’est finalement pas qu’un prétexte et retrouve un écho dans plusieurs des obstacles qui apparaissent au fur et à mesure du film. L’intrigue criminelle et la course-poursuite à travers le Brésil se révèlent vraiment prenantes et intenses. Ceci est assez rare dans les comédies pour être souligné tant les antagonistes sont souvent de simples McGuffin. Ici la menace de la mafia aux trousses des héroïnes a réellement un propos et installe un suspense jusqu’à la fin du film. On pourra justement reprocher une fin bâclée et assez invraisemblable.
Girl Power
Going to Brazil est aussi empreint d’un esprit féministe. On a rarement vu briller une équipe de personnages féminins et courageux au cinéma français. La plupart du temps, ces personnages-là ne sont définis par que leur statut de femme ou de » demoiselle en détresse « . Tout démarre avec une fille qui arrive à faire face à une tentative de viol. Dans ce film, ce sont les femmes qui ont le pouvoir et cela fait du bien. Le long-métrage s’éloigne des clichés sexistes ou de l’humour beauf, qu’on retrouve dans de nombreuses comédies françaises. La bande de copines est constituée de Vanessa Guide (Les nouvelles aventures d’Aladin), Alison Wheeler (Studio Bagel), Margot Bancilhon (Five) et Philippine Stindel. Les actrices se révèlent naturelles et très convaincantes en tant que copines. Elles sont complémentaires et apportent chacune des nuances à leurs facettes bien définies. Tous les personnages masculins ne valent rien face aux quatre femmes » badass », et cela fait plaisir de voir les rôles s’inverser pour une fois. Patrick Mille incarne lui un agent consulaire déluré et savoureux.
Going to Brazil n’est pas une comédie qui vous fera exploser de rire, mais un divertissement efficace qui met à l’honneur de personnages féminins forts. Espérons que le cinéma français de divertissement en tire une bonne leçon.
Going to Brazil : Bande-annonce
Going to Brazil : Fiche technique
Réalisation : Patrick Mille
Scénario : Patrick Mille, Sabrina Amara et Julien Lambroschini
Interprétation : Vanessa Guide, Alison Wheeler, Margot Bancilhon, Philippine Stindel, Patrick Mille, Chico Diaz,
Chef monteur : Samuel Danesi
Musique : Florent Marchet et Christian Chevalier
Décors : Claudio Amaral Peixoto
Costume : Marie-Laure Lasson
Producteur : Dimitri Rassam et Benjamin Elalouf
Société de production : Chapter 2 et Moonshaker
Distributeur : Océan Films
Durée : 94 minutes
Genre : Comédie / Aventure
Date de sortie : 22 mars 2017
Avec une intrigue attendue et des références qui viennent affaiblir un propos peu original, David Farr peine à convaincre avec London House, son premier film en tant que réalisateur.
Les autres
Pour son tout premier film en tant que réalisateur, le scénariste et showrunner David Farr se tourne du côté du thriller psychologique et cite rien moins qu’Hitchcock et son Vertigo comme référence. Référence dont il s’avère ne pas être à la hauteur. En effet, l‘intrigue de London House, bien que plantée dans un décor sophistiqué, est prévisible et d’une grande banalité (surtout pour les adeptes des téléfilms à la sauce M6). Tout commence par des plans de bonheur factice : les acteurs sourient, sont beaux et la femme enceinte semble épanouie. Seul bémol : la mère de la future mère (soit la grand-mère du futur bébé) est distante, voire absente. Pire, elle ne semble pas s’émouvoir de la naissance à venir. Cela affecte quelque peu Kate qui fantasme alors sur sa voisine, libérée et délivrée qui fait l’amour à grand bruit avec son mari et le rejoint tous les midis pour manger, quand elle ne tombe pas par hasard dans un vieux tiroir sur une photographie de son frère mort dans des circonstances mystérieuses (mais certainement liées au psychologique). Ce joli décor tombe à la renverse quand Theresa, la voisine également enceinte, perd son bébé à la suite d’une chute malencontreuse sur le félin de Kate, cette dernière n’ayant pas eu le temps de changer l’ampoule grillée du couloir. Le couple du bas a donc de la rancœur envers le couple du haut. Theresa effraie Kate, la fragile et celle qui ne voulait pas vraiment d’enfant, pour la faire passer pour folle. Comment ? A coup de gaz non éteint et de baignoire qui déborde. Bref, le thriller London House lorgne du côté d’un Rosemary’s Baby sans saveur. Par la suite, le couple redevient bucolique avant de retomber dans le cauchemar et tout cela jusqu’à la séquence finale qui elle, lorgne du côté de Vertigo…
Manque de saveur
En effet, David Farr se joue de références notamment lorsque Theresa porte le chignon à la Vertigo. C’est justement là tout le problème, on sent les intentions du réalisateur tout le long du film, intentions louables, mais bien trop prévisibles et un peu maladroites. L’intérêt moindre pour l’intrigue n’est même pas sauvé par le casting, exceptée Clémence Poesy, qui reste quand même assez fade dans ce rôle de personnage fêlé de l’intérieur qui tente de se construire. Plongé dans la peur, l’angoisse et la solitude, le personnage évolue finalement peu. Le réalisateur tente plutôt de jouer sur ce que les personnages savent et sur ce que le spectateur découvre avant eux, mais ça ne marche pas toujours, car les ficelles sont plutôt grossières (comme pour le coup du babyphone dans lequel on entend une respiration alors que le personnage du mari de Theresa est annoncé absent dès le début de la soirée). Résultat, tout sonne assez faux et on finit par s’ennuyer devant une intrigue qui aurait pu être haletante. L’opposition et la construction des personnages sont survolées, trop scolaires par rapport aux modèles invoqués et déjà évoqués. London House n’est finalement qu’une bien triste contribution au monde du thriller psychologique et à celui des twists de fin à la Shutter Island.
London House : Bande annonce
London House : Fiche technique
Réalisateur : David Farr
Scénario : David Farr
Interprètes : Clémence Poesy, David Morissey, Stephen Campbell Moore, Laura Birn
Photographie : Ed Rutherford
Montage : Chris Wyatt
Compositeur : Adem Ilhan
Production : Nikki Parrott
Sociétés de production : BBC Films, Cuba Pictures, Tigerlily Films
Distribution: Septième Factory
Durée : 86 minutes
Genre : trhiller
Date de sortie : 22 mars 2017