Avengers Infinity War : les premiers éléments de l’intrigue ?

Annoncé comme l’épisode le plus meurtrier du Marvel Cinematic Universe, Avengers Infinity War aura à cœur de donner (enfin !) l’affrontement entre la team des Vengeurs et Thanos. Forcément, on se doute que cet arc des comics, loin d’être une simple bisbille de quartier, aura des conséquences dans les deux camps. D’ici là, on ne pourra que se rassurer (ou pas) devant ce qui s’apparente au premier synopsis, qui en dit long sur les intentions de Thanos et les répercussions qui en découlent dans ce film de super-héros qui se muera à coup sur en un sauvage destruction porn des familles. 

Avec un physique de déménageur et une vilaine propension à jouer les méchants de supérette bien calée sur son siège, on peut pas trop dire que Thanos, pourtant vendu comme la némésis ultime du MCU, nous ait jusque ici impressionné. Égrenant les films comme un mal-propre au biais des scènes cachées, on attendait le moment où sa frimousse violette sera de tous les plans, quitte à enfin laisser voir toute sa force et son charisme. Coup de chance, voilà qu’il sera partie intégrante du prochain Avengers, dont le tournage commence en Novembre. Et si l’on ignorait jusque ici comment le film respecterait le comic éponyme dont il est inspiré, voilà qu’un synopsis (pour l’heure non confirmé par les studios) a fuité sur le net et révèle en substance beaucoup de choses, notamment la raison qu’a Thanos de vouloir semer la mort et la désolation sur tous les territoires qu’il traverse. Ainsi, si l’on se fie au fameux synopsis, il semblerait que Thanos, bien parti pour souffler le titre de meilleur dictateur à Hitler et Mao réunis, soit un apôtre de la destruction à seul fin d’impressionner le grand amour de sa vie ; en l’occurrence La Mort elle-même. Si l’on peut aisément pouffer de rire devant pareil synopsis, notamment par la propension qu’a Thanos de prendre au pied de la lettre la fameuse expression « J’irais décrocher la lune pour toi », force est d’admettre que le synopsis s’avère éminemment plus riche ce que l’on pourrait penser. Ainsi, La Mort serait campée à l’écran par une entité démoniaque féminine, qui selon certaines sources, ne serait autre que le personnage d’Héla, qu’on retrouvera dans le prochain Thor Ragnarok, sous les traits de Cate Blanchett. Une actrice de rêve, qui fera sans nul doute fureur dans les bras de Josh Brolin (Sicario), chargé de donner ses traits à Thanos.

Mais là où le script s’avère être intéressant, c’est pour le rapport qu’il entretient avec les Pierres d’Infinités. Si seulement 4 d’entre elles ont été retrouvées, le synopsis révèle (potentiellement) l’emplacement des deux autres. Ainsi, on retrouverait celle dédiée au temps dans le prochain film du MCU, Doctor Strange (sortie le 26 Octobre) et celle dédiée à l’âme aux cotés d’Adam Warlock, un personnage majeur de la mythologie Marvel, qu’on retrouverait normalement dans la suite des Gardiens de la Galaxie, que prépare actuellement James Gunn ; et qui serait sans nul doute partie intégrante dudit film, notamment en raison de la place de choix qu’il occupe dans la team à Star-Lord dans les comics. A cela s’ajoute aussi l’arrivée en renfort de Nick Fury, qu’on imagine particulièrement en rogne et qui aura à cœur de rabibocher les deux teams séparées à la fin de Captain America Civil War. Dans tous les cas, avec un tournage débutant en Novembre, il faudra peu de temps au film pour révéler ses secrets et encore moins de temps pour le voir affirmer son potentiel qu’on pressent « titanesque ».

Bande-Annonce de Captain America Civil War (dernier Marvel en date)

 

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.
Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.