Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Le Fifam 2025 a proposé une soirée intitulée "Queer utopie, histoire de nos vies, vers un futur désirable" en présence de l'autrice-illustratrice Muriel Douru, et des drag queens La Janelle, La Luciole, Miss M, Scarlet Silver, toutes venues parler de leur parcours et de leurs fêlures, mais aussi et surtout de leur combat politique. À l'issue était diffusé le film "Fragments d'un parcours amoureux" de Chloé Barreau. La programmation du festival met en avant d'autres histoires queer avec notamment le film documentaire "Pédale rurale" d'Antoine Vazquez.
Laurent dans le vent de Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon fait partie de la compétition longs métrage du Fifam 2025. Un récit de solitude qui va à la rencontre des habitants d'une station de ski désertée avant d'être envahie de touristes l'hiver.
Présenté à Cinémania 2025, Ma frère de Lisa Akoka et Romane Guéret plonge dans une colonie de vacances. Entre humour, émotion et réalisme social, le film brosse une chronique lumineuse de l’enfance et de l’amitié.
Ce qu'il reste de nous de Cherien Dabis est présenté dans le cadre de la compétition longs métrage du Fifam 2025. Le film raconte l'histoire d'une famille palestinienne sous forme de fresque autour de la voix d'une mère et de ses souvenirs, de son récit familial.
Chaque année, le Fifam propose une sélection de courts métrages, nous avons pu voir ceux du programme 1 : The Flowers Stand Silently, Witnessing de Theo Panagopulos , Pirateland de Stravos Petropoulos, Daria's Night Flowers de Maryam Tafakory, Mort du poisson de Eva Lusbaronian.
Présenté au FIFAM 2025, Still Recording de Saaed Al Batal et Ghiath Ayoub témoigne de la guerre en Syrie. Un documentaire collectif bouleversant qui capte la jeunesse assiégée de Douma et la mémoire des combats.
L’Âme Idéale d’Alice Vial, comédie romantique teintée de fantastique, séduit par son duo émouvant. Entre amour et mort, le film surprend par sa tendresse et son originalité.
Maryam Touzani enchante avec Rue Málaga, un drame lumineux tourné à Tanger. Carmen Maura y incarne une septuagénaire pleine de vie, entre racines, amour et renaissance. Un film délicat et chaleureux, remarqué à Venise et Toronto.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.