Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Cinemania 2024 : Interview croisée de Romain Duris et Guillaume Senez pour « Une part manquante »

Retrouvez notre interview de Romain Duris et Guillaume Senez pour "Une part manquante", dans le cadre du Festival de films francophones Cinemania 2024. Une rencontre courte mais intense.

Les Œillades 2024 : À bicyclette ! de Mathias Mlekuz, pédaler pour guérir

Épatants de naturel et de sincérité, Mathias Mlekuz et son compère Philippe Rebbot signent un road-movie lumineux, initiatique et profondément humain, où cocasserie et poésie s’entrelacent avec une grande tendresse. Dans cette épopée intime et fraternelle sur le sentier du deuil et de la résilience, le tandem pédale de toutes ses forces pour conjurer le drame de la perte d’un fils, raviver sa mémoire et se réconcilier avec son fantôme. Film coup de cœur du festival du film francophone d’Albi, "À bicyclette !" a remporté le Prix du Public. 

Les Œillades 2024 : Dans la cuisine des Nguyen, la délicieuse comédie culinaire de Stéphane Ly-Cuong

"Dans la cuisine des Nguyen" est une comédie pop multicolore, mâtinée de fantaisie et de féminisme, avec au menu la radieuse énergie de Clotilde Chevalier dans le rôle d'une bosseuse forcenée, qui livre ici une vibrante déclaration d’amour à la comédie musicale. Un premier long-métrage à la fois léger et pétillant signé Stéphane Ly-Cuong, que l'on sent très sincère dans sa volonté de représenter la communauté vietnamienne, trop rare à l'écran en France, et qui donne du baume au cœur.  

Les Œillades 2024 : Jacques Demy, le rose et le noir, documentaire de Florence Platarets

Après « Godard par Godard », la réalisatrice Florence Platarets raconte l’immense héritage cinéphile de Demy dans un passionnant documentaire consacré à l’œuvre de l’enchanteur de la Nouvelle Vague. De « Lola » à « Une chambre en ville » en passant par « Les Demoiselles de Rochefort » ou encore « Model Shop », « Jacques Demy, le rose et le noir » met en lumière la sensualité chromatique de ses comédies musicales impérissables et revient sur les secrets de fabrication d’une filmographie intemporelle, teintée de légèreté psychédélique et de mélancolie hollywoodienne. Un portrait intime qui fait à la fois l'analyse et la synthèse de Jacques Demy, et laisse entrevoir une part d’ombre derrière la légende.

Les Œillades 2024 : Hôtel Silence de Léa Pool, Je t’aime mélancolie

La réalisatrice canado-suisse Léa Pool porte à l’écran l’adaptation du roman « Ör » de l’auteure islandaise Auður Ava Ólafsdóttir. "Hôtel Silence" met en scène Sébastien Ricard dans le rôle d’un homme au bord du précipice, rongé par une détresse existentielle, et dont les profondes cicatrices intérieures répondent aux traumatismes enfouis d’un peuple anonyme meurtri par la guerre. Un drame sensible et lumineux sur les blessures et les errances de l’âme humaine et la force de vivre, encore.

FIFAM 2024 : Palmarès et coups de cœur

Le FIFAM 2024 a dévoilé son palmarès lors de la cérémonie de clôture, suivie de la projection de Dracula de Francis Ford Coppola. Entre le 15 et le 22 novembre, 127 films ont été projetés, les spectateurs ont pu croiser une soixantaine d'invités et découvrir 8 film en avant-première. La figure du vampire a régné sur le festival, avec également de très beaux films présentés dans la sélection "afrofurismes et futurismes africains", notamment Neptune Frost. Parmi les films en avant-première, nous avons repéré Les Reines du drame qui sort en salles le 27 novembre 2024.

Arras Film Festival, 25ème édition : Ça ne fait que commencer

L’Arras Film Festival célèbre un quart de siècle avec une sélection exceptionnelle. Parmi les temps forts, des œuvres marquantes comme Jouer avec le feu, Le choix du pianiste, ou encore Julie se tait, qui explorent les nouvelles frontières du cinéma. Des récits puissants comme Un Ours dans le Jura et The Gardener’s Year réinventent les genres, tandis que Dwelling Among The Gods et Little Jaffna invitent à des réflexions intimes et universelles. Une édition qui confirme que le cinéma reste un espace essentiel de rêves et de résistance collective.

Les Œillades 2024 : Jane Austen a gâché ma vie de Laura Piani, Love and Friendship

Le premier long-métrage de Laura Piani esquisse le délicat portrait d’Agathe, une libraire trentenaire célibataire qui se rêve écrivaine. Un personnage romanesque touchant embarqué dans une course au bonheur ayant le visage flou de l'incertitude, interprété avec mélancolie par Camille Rutherford, et dont les espoirs sentimentaux, façonnés par la littérature britannique de Jane Austen, sont mis à mal par la monotone réalité.

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On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

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