Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Reims Polar 2025, du 1er au 6 avril, célèbre le meilleur du film policier avec des projections inédites, des hommages et des masterclasses. Le festival débute avec "Little Jaffna", de Lawrence Valin. Un événement incontournable pour les amateurs de polar !
Au festival Gérardmer 2025, quatre films ont marqué les esprits : Rich Flu, une satire sociale sur les riches et la propriété privée ; Présence, un drame surnaturel signé Soderbergh ; Le Maître et Marguerite, fresque ambitieuse inspirée de Boulgakov ; et The Moogai, une plongée horrifique dans les mythes aborigènes. Critiques et analyse.
Au Festival de Gérardmer 2024, deux films se disputent les faveurs de nos critiques : Else de Thibault Enim, une œuvre hypnotique où les corps se métamorphosent au gré d'une épidémie énigmatique, et The Wailing de Pedro Martín-Calero, un thriller d'épouvante captivant jouant sur l'angoisse du visible et de l'invisible. Entre expériences visuelles saisissantes et explorations métaphysiques, cette sélection témoigne d’un cinéma audacieux, prêt à défier les conventions pour réinventer la peur et le mystère.
Parmi les films en compétition, Azraël fascine par son absence totale de dialogue, questionnant l’importance du langage dans un monde post-apocalyptique. Oddity revisite le home invasion avec une précision millimétrée, tandis que Rumours, signé Guy Maddin et les frères Johnson, mêle satire politique et surréalisme. Hors-compétition, Companion et In vitro explorent les dérives de la déshumanisation et du clonage. Des œuvres qui marquent par leur originalité et leurs thématiques puissantes.
Plongée dans le Festival de Gérardmer 2025 : entre slasher stylisé avec "In a Violent Nature", horreur "messy" dans "Grafted" et "heroic fantasy" spectaculaire avec "Creation of the Gods II", le cinéma de genre se réinvente. Critiques des films en compétition et hors-compétition, où gore, fun et émotion s'entrelacent dans une ambiance captivante.
Découvrez notre interview de Delphine Coulin, co-réalisatrice de "Jouer avec le feu", un film puissant et bouleversant qui a marqué le festival Cinemania. Elle nous livre les coulisses de la création du film, abordant la dynamique avec sa sœur Muriel, le casting exceptionnel avec Vincent Lindon et Benjamin Voisin, et les thèmes de l'amour, de la transmission et de la peur de l'extrême droite. Un drame familial intense, salué à Venise, qui pousse à la réflexion sur nos responsabilités face à la montée de la violence sociale.
Dernière rencontre du festival de films francophones Cinemania nous concernant et c’est toujours à l’hôtel Humanity de Montréal. Et cette fois, c’est Franck Dubosc qui sera le talent interviewé à l’occasion de sa venue pour présenter "Un ours dans le Jura", son nouveau film en tant que réalisateur et dans lequel il joue. Un film entre comédie noire et polar assez surprenant que nous avons adoré.
Tous les ans au mois de décembre, Arte propose son festival de cinéma européen. Cette année, les internautes peuvent découvrir, du 1er au 31 décembre, douze films du jeune cinéma européen en français, allemand, anglais, espagnol, polonais et italien. Parmi eux se trouve une pépite décalée : "Amanda" de Carolina Cavalli. Le récit d'une amitié naissante, mais pas banale. L'histoire surtout d'une jeune femme dite "borderline" dont l'esprit donne au film son atmosphère, qui ne s'étiole jamais. Le festival est 100% gratuit et en ligne, les internautes peuvent voter pour leur(s) film(s) préféré(s).
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.