Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Reims Polar 2025 : Le Domaine, sans foi ni loi

Dans "Le Domaine", Giovanni Aloi raconte l’histoire de Damien, un étudiant perdu dans un monde de trafics et de violence. Inspiré d'un fait divers tragique, ce thriller psychologique explore la quête de sens d’un jeune homme pris dans une spirale de manipulations et de remords. Entre confusion et distance émotionnelle, le film évoque l’ascension chaotique d’un personnage noyé dans son propre désespoir, au cœur d’un relais de chasse transformé en lieu de débauche.

Reims Polar 2025 : Islands, l’île des damnés

"Islands", de Jan-Ole Gerster, explore la vie monotone d'un entraîneur de tennis dans un hôtel de luxe sur l'île de Fuerteventura. Pris dans une routine d'alcool et de relations éphémères, Tom voit sa vie bouleversée par l'arrivée d'une famille. Un drame subtil sur la fin de la jeunesse et la quête de sens.

Reims Polar 2025 : Le Clan des bêtes, la vengeance manifeste

Premier long-métrage de Christopher Andrews, "Le Clan des bêtes" explore les conflits intergénérationnels et religieux au cœur d'une Irlande rurale. À travers l’histoire de Michael, berger pris dans une guerre de voisinage, le film aborde la violence, la communication et le pardon, tout en offrant une réflexion profonde sur la réconciliation père-fils.

Reims Polar 2025 : Le Royaume, cavale en terre hostile

Territoire livré aux luttes de clans et de partisans, l’île de beauté ne cesse d’inspirer les cinéastes. Après "Borgo", plongée abrupte au cœur du milieu carcéral, et "À son image", fresque tumultueuse d’un photographe de Corse-Matin, "Le Royaume" propose une incursion dans les guerres de gangs à travers le regard innocent d’une jeune fille curieuse cherchant à se rapprocher de son père. Dans ce premier long-métrage très incarné, Julien Colonna traite de la filiation et porte un regard tragique sur le cycle irrémédiable de la criminalité.

Reims Polar 2025 : Carnival is over, meurtres de consolation

"Carnival is over", comédie noire de Fernando Coimbra, explore l'univers mafieux de Rio de Janeiro à travers un couple héritant d'un empire en déclin. Pris dans une spirale de violence et de trahisons, ils tentent de redresser leur affaire. Un polar sophistiqué mêlant influences shakespeariennes et hitchcockiennes, où manipulations et secrets font surface dans une tension croissante.

Reims Polar 2025 : King Ivory, quand la drogue dure…

"King Ivory", un film intense de John Swab, plonge dans la guerre de la drogue à Tulsa, où le fentanyl ravage les vies. À travers un récit choral avec des personnages liés par la toxicomanie, ce thriller explore les tragédies humaines liées à la crise des opiacés. Une réflexion poignante sur la lutte contre la dépendance et la criminalité, qui ne l'empêche pas de tomber dans une intrigue classique et qui ne réinvente pas la poudre.

Reims Polar 2025 : Little Jaffna, le deuil du tigre

Premier long-métrage de Lawrence Valin, "Little Jaffna" est un polar intense explorant l'identité, la loyauté et les conflits culturels au cœur d’une communauté tamoule à Paris. Un film captivant mêlant tensions sociales, amour et violence, qui inaugure la compétition de Reims Polar 2025.

Reims Polar 2025 : Zion, les naufragés des caraïbes

"Zion", premier long-métrage de Nelson Foix, est un thriller intense au cœur de la Guadeloupe. À travers le parcours d'un jeune délinquant, Chris, confronté à des responsabilités inattendues, le film explore les luttes identitaires, la violence de la rue et la réconciliation intergénérationnelle. Un bijou cinématographique alliant drame, mysticisme et culture antillaise, à ne pas manquer !

Newsletter

À ne pas manquer

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.