Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

FFCP 2025 : 3670, les passagers de la nuit

Avec "3670", le réalisateur coréen Park Joon-ho livre un premier long-métrage sobre et émouvant sur la double marginalité d’un réfugié nord-coréen homosexuel à Séoul. Entre déracinement, quête d’identité et désir de reconnaissance, le film explore avec pudeur les frontières invisibles d’une société qui peine encore à accueillir l’altérité.

FFCP 2025 : The Final Semester, jeunesse sous contrainte

Au cœur des usines coréennes, The Final Semester lève le voile sur le destin brisé d'une génération. Ce film poignant révèle comment les stagiaires sont broyés par un système implacable, entre précarité financière et aliénation professionnelle. Une œuvre essentielle.

FFCP 2025 – 1987 : When the day comes, le courage citoyen

En mêlant thriller politique et drame historique, "1987 : When the Day Comes" plonge au cœur de la Corée du Sud des années 1980, où la mort d’un étudiant torturé déclenche une révolte nationale. Jang Joon-hwan signe une fresque puissante sur la résistance collective, la quête de vérité et le courage des anonymes face à la répression d’un régime autoritaire.

FFCP 2025 : The Truth Beneath, les quinze jours du remords

Dans "The Truth Beneath", Son Ye-jin livre une performance magistrale dans un thriller coréen signé Lee Kyoung-mi. Entre hypocrisie politique, drame familial et quête obsessionnelle de vérité, le film explore avec intensité la frontière fragile entre vengeance et folie, mensonge et identité, dans une mise en scène d’une précision vertigineuse.

FNC Montréal 2025 : La disparition de Josef Mengele, la banalité du mal

Kirill Serebrennikov adapte "La Disparition de Josef Mengele" d’Olivier Guez dans un film visuellement marquant mais inégal, entre portrait d’un criminel nazi en fuite, réflexion sur la banalité du mal et devoir de mémoire. Une œuvre austère et ambitieuse, qui divise par ses choix esthétiques mais interroge l’Histoire avec force.

FNC Montréal 2025 : The Mastermind, Étirement du vide

Avec "The Mastermind", Kelly Reichardt signe un film de braquage lent, austère et désincarné, présenté en compétition officielle à Cannes. Annoncé comme son œuvre la plus accessible, le film accumule pourtant longueurs, vide narratif et prétention. Une proposition qui séduira les fidèles de la cinéaste, mais risque d’ennuyer profondément les autres.

FNC Montréal 2025 : Baise-en-ville – Une nouvelle voie qui fait du bien.

"Baise-en-ville" est une comédie française originale et décalée signée Martin Jouvat. Porté par une écriture fine, des personnages hauts en couleur et un humour tendre, ce film singulier bouscule les codes du genre. Un regard drôle et acéré sur la jeunesse et la précarité, à la fois touchant et lumineux.

FNC Montréal 2025 : Father Mother Sister Brother – Excès de simplicité

Jim Jarmusch signe son retour avec "Father Mother Sister Brother", un film en trois segments sur les liens familiaux. Entre minimalisme, casting prestigieux et motifs récurrents, le cinéaste propose une œuvre modeste mais intrigante, récompensée à la Mostra de Venise. Une critique nuancée d’un long-métrage à la fois plaisant et étonnamment anodin.

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