Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Le court c'est pas seulement un genre en danger, mais c'est aussi l'avenir de fait du long-métrage, puisque c'est le terrain d'expérimentation pour le renouvellement de l'écriture cinématographique.
La 23ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est achevée hier soir. La rédaction vous livre enfin son bilan sur les films qui y ont été projetés. Et c'est peu dire que certains nous ont littéralement bluffés.
Sous la présidence d'un Claude Lelouch épaté par la programmation éclectique de cette édition, le jury a sacré Bone Tomahawk de S. Craig Zahler Grand Prix du Jury du 23ème Festival de Gérardmer. Évolution de Lucile Hadzihalilovic et JeruZalem de Doron Paz & Yoav Paz sont également au palmarès.
La 23ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer a démarre hier soir avec Claude Lellouch, Président du Jury 2016, et la projection de Frankenstein de Bernard Rose. L'occasion pour nous de faire un récap' sur tous les films de la sélection.
Retour attendu au Cannes du Court
Et c'est reparti pour le grand rendez-vous international du court métrage! Clermont-Ferrand 2016 offrira, du 5 au 13 au...
Cela faisait presque une décennie que nous n’avions pas vu un film de Hou Hsiao Hsien ; une absence rompue lors du dernier festival de Cannes, où il présente The Assassin et remporte le prix de la mise en scène.
2 jours et demi durant lesquels les festivaliers se réunissent pour célébrer le crime et un genre en particulier. Des belles rencontres, une rétrospective de 8 classiques sur le thème de la Femme Fatale, un palmarès de 8 courts métrage en compétition pour deux prix : du jury (équivalent au prix du public), dont le film bénéficiera d’une diffusion annuelle sur la chaîne 13ème Rue, et un prix du jury jeune (5 adolescents du lycée Berlioz) et des avant-premières... Le week-end était plus que mémorable !
Le festival des 3 continents présentait également (en avant première) le nouveau film de Jia Zhangke, le cinéaste chinois contemporain qui a sans doute la notoriété la plus rayonnante en Europe. Récompensé à Venise (Still Life, 2006) puis à Cannes il y a 2 ans pour A Touch of Sin (Prix du scénario), il était de nouveau en compétition officielle pour Mountains may depart cette année
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.