Sept jours, sept rencontres. Dans "7 Days 7 People", un musicien indé criblé de dettes interroge ses proches avant de choisir entre la musique et son couple. Jung Da-won signe un drame musical coréen drôle et mélancolique, sur ce que coûtent les rêves quand la stabilité frappe à la porte.
Premier long métrage de Ko Hyo-ju, "Relay Race" suit Kim Dong-soo, le « héros au pantalon bleu » oublié du naufrage du Sewol. Rongé par le traumatisme, il court pour survivre, tandis que sa femme et ses filles se relaient à ses côtés. Un documentaire intime sur la mémoire, la transmission et la résilience.
"Left Behind" de Jéro Yun enferme une fratrie, un héritage et beaucoup de soju dans un cadre presque carré. Entre une mère disparue et un père qu’on enterre de son vivant, ce drame familial coréen sans fard brille par ses comédiens, mais tourne parfois en rond dans sa propre mécanique théâtrale.
La 23ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est achevée hier soir. La rédaction vous livre enfin son bilan sur les films qui y ont été projetés. Et c'est peu dire que certains nous ont littéralement bluffés.
Sous la présidence d'un Claude Lelouch épaté par la programmation éclectique de cette édition, le jury a sacré Bone Tomahawk de S. Craig Zahler Grand Prix du Jury du 23ème Festival de Gérardmer. Évolution de Lucile Hadzihalilovic et JeruZalem de Doron Paz & Yoav Paz sont également au palmarès.
La 23ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer a démarre hier soir avec Claude Lellouch, Président du Jury 2016, et la projection de Frankenstein de Bernard Rose. L'occasion pour nous de faire un récap' sur tous les films de la sélection.
Retour attendu au Cannes du Court
Et c'est reparti pour le grand rendez-vous international du court métrage! Clermont-Ferrand 2016 offrira, du 5 au 13 au...
Cela faisait presque une décennie que nous n’avions pas vu un film de Hou Hsiao Hsien ; une absence rompue lors du dernier festival de Cannes, où il présente The Assassin et remporte le prix de la mise en scène.
2 jours et demi durant lesquels les festivaliers se réunissent pour célébrer le crime et un genre en particulier. Des belles rencontres, une rétrospective de 8 classiques sur le thème de la Femme Fatale, un palmarès de 8 courts métrage en compétition pour deux prix : du jury (équivalent au prix du public), dont le film bénéficiera d’une diffusion annuelle sur la chaîne 13ème Rue, et un prix du jury jeune (5 adolescents du lycée Berlioz) et des avant-premières... Le week-end était plus que mémorable !
Le festival des 3 continents présentait également (en avant première) le nouveau film de Jia Zhangke, le cinéaste chinois contemporain qui a sans doute la notoriété la plus rayonnante en Europe. Récompensé à Venise (Still Life, 2006) puis à Cannes il y a 2 ans pour A Touch of Sin (Prix du scénario), il était de nouveau en compétition officielle pour Mountains may depart cette année
Pour sa 37e édition, jusqu'au 1er décembre, le Festival des 3 Continents créé en 1979 à Nantes par Philippe et Alain Jalladeau, fait la part belle à l'Asie avec film Thanatos, Drunk, sixième film du Taïwanais Chang Tso-Chi et Dark in the white light, quatrième film du Sri-lankais Vimukhti Jayasundara, primé à Locarno, Venise et à la Quinzaine cannoise
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.