Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Le 6ème Paris International Fantastic Film Festival est officiellement ouvert ! Première découverte : The Autopsy of Jane Doe, le premier film américain du norvégien André Øvredal.
Ce dimanche 13 novembre a eu lieu la soirée de clôture de la dix-septième édition de l'Arras Film Festival. Le palmarès du festival arrageois a été dévoilé, et le thriller humoristique hongrois 'Roues Libres' y est très présent.
Redécouverte à l'Arras Film Festival du formidable film d'animation des studios Aardman, Chicken Run. Une fable géniale - du visuel à la drôlerie du film, de l'écriture à la mise en scène - pour petits et grands qui suit des poules et des coqs préparer leur "Grande Évasion" de leur camp de production d’œufs et de tourtes !
Nouvelle découverte à l'Arras Film Festival avec la projection de The Spy and the Poet, un film estonien d'espionnage alliant sérieux et humour absurde (noir). Un long métrage surprenant mais à l'écriture hasardeuse.
À l'occasion de la programmation Visions de l'Est à l'Arras Film Festival, nous avons découvert La Vallée de la Paix, un film slovène de France Stiglic de 1956 récemment restauré. Le long métrage nous emmène en pleine guerre mondiale dans un pays peu exposé au cinéma, la Slovénie, pour nous faire suivre le périple de deux orphelins en quête d'un endroit où la guerre et la violence n'existeraient pas, la vallée de la paix. Un film incontournable.
Découverte en avant-première de Wonderland à l'Arras Film Festival. Un film catastrophe qui filme la Suisse menacée par un cataclysme météorologique. Ce qui aurait pu être un bon film de genre s'avère être un long métrage complètement foutraque.
À l'occasion de la rétrospective sur la guerre d'Espagne au Arras Film Festival, redécouverte du Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, œuvre sombre et merveilleuse sur l'enfance dans le chaos de l'Espagne fasciste de Franco
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.