Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Pour cette 7ème édition du Nikon Film Festival, Cédric Klapish est à la tête d'un jury composé de 10 professionnels, et 1272 courts métrages sont en lice pour 7 prix. Venez découvrir nos coups de coeur et le court de notre responsable séries...
Du 25 au 29 janvier aura lieu la 24ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer et il est temps de faire un point sur la sélection où l'on retrouve notamment Grave, Split et Orgueil et Préjugés et Zombies. Cette édition fera également la part belle à Kiyoshi Kurosawa avec un hommage qui lui sera consacré.
Le PIFFF 2016 s'achève sur de bons souvenirs, d'abord celui d'un palmarès qui ravira notre fibre chauviniste, mais aussi la découverte de films que l'on est sûr de ne pas voir ailleurs et surtout la présence de Dario Argento venu présenter l'une de ses réalisations les moins connues. Vivement l'année prochaine qu'on remette ça!
Le Paris International Fantastic Film Festival nous a organisé une nuit blanche consacrée à l'une des plus figures les plus caractéristiques du genre, le zombie. L'occasion de se rappeler que leur exploitation a pu aboutir à des films à la qualité très variable.
Pour ce 4ème et dernier jour de la compétition officielle, le PIFFF nous fait explorer les entrailles du mal et montre que les démons intérieurs prennent diverses formes et sont difficiles à exorciser.
Un retour sur la troisième journée de compétition du PIFFF, avec une séance culte nanardesque, une séance interdite assez anecdotique et surtout deux films en compétition qui donnent envie d'un bon steak sanglant.
Un retour sur la seconde journée de compétition du 6ème Paris International Fantastic Film Festival, où la programmation prouve à ceux qui en doutent encore que c'est le meilleur endroit pour découvrir des approches artistiques qui tentent de s'éloigner des sentiers battus et d'une industrie mainstream.
Retour sur le premier jour de compétition du PIFFF édition 2016 avec des films pleins d'idées, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, et surtout une programmation qui fait sa part belle à l'inimitable David Lynch.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.