Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Les deux pays à l'honneur ce mardi 18 avril pour cette 6ème journée n'ont pas fait sensation. Israël avec Dumb qui joue irrégulièrement sur nos zygomatiques et la Suède avec Before We Die sur nos diaphragmes. Ce sont loin d'être des compliments...
Découverte au festival Series Mania d'I Love Dick, la nouvelle série signée Jill Holoway, brillant portrait - touchant et délirant - d'une quadragénaire paumée (Kathryn Hahn) retrouvant la passion lorsqu'elle rencontre un certain Dick (Kevin Bacon). Au programme : des lettres, des fantasmes, du cinéma et de la télévision par des femmes.
La deuxième belle surprise de cette journée (après le documentaire d'Olivier Joyard "Fin de séries") est ce demi-pilote de When We Rise par le scénariste primé d'Harvey Milk, Dustin Lance Blake qui dresse 4 portraits épiques et bouleversants sur plus de 40 ans, de l'émergence du militantisme LGBT des années 60 à aujourd'hui...
Découverte au festival Série Mania de 'Salaam, Moscou !', série russe qui vous embarque dans un cabinet d'agents luttant contre le crime organisé. Au programme : de la violence, un réalisme documentaire, de l'humour absurde et loufoque, qui aboutit sur de la bouffonnerie complète et sans cohérence.
Pour clore cette 5ème journée de festival, plus frustrante que complète, l'intégrale de la saison 2 de Dix pour cent à l'UGC Normandie, plus que rempli pour l'occasion...
L'hommage aux séries de la Fox a été lancé au festival Séries Mania avec la séance spéciale 'American Dad!' et 'Les Griffin' ce lundi 17 avril. Au programme de la soirée, deux épisodes pour chacun des shows signés Seth MacFarlane : satires, quotidiens délirants et intrigues fantasques pour une grande dose de rire !
Les spectateurs de Séries Mania ont pu découvrir en exclusivité française la nouvelle oeuvre audiovisuelle de Bryan Fuller, 'American Gods'. La série, co-crée par Michael Green, vous entraîne dans un monde ténébreux, dérangeant, mystérieux, puissant et aussi drôle, où d'anciens dieux doivent faire face à des divinités modernes.
Daniel Burman était au festival Séries Mania pour nous présenter sa nouvelle série ambitieuse, Supermax, un thriller venu d’Argentine au surprenant mélange de genres.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.