Séries Mania 2017 : l’intégrale de la saison 2 de Dix pour cent

Nous découvrons en binge watching l’intégrale de la saison 2 de la série Dix pour cent qui sera diffusée mercredi 19 avril sur France 2…

Cette 8ème édition promet tellement de belles surprises que l’impossibilité d’assister à l’intégralité des séances assure un picorage nécessairement frustrant. On rate le spectacle interactif de Benoît Lagane (critique et journaliste culturel à France Inter) L’Homme aux yeux carrés pour prendre le métro jusqu’aux Champs. Même l’intégrale de Dix pour cent ne peut être couverte jusqu’au bout au risque de ne plus avoir de quoi rentrer chez soi. Et l’idée d’enchaîner, dans une salle pleine de 865 festivaliers gonflés à bloc, cinq heures d’une comédie somme toute bien écrite, mais au jeux inégaux, provoque migraine et bouffés de chaleur!

« Ils reviennent et ils sont à 100% »

Ne nous attardons guère sur l’intervention éclaire de l’équipe artistique qui ne propose que leur présence sur la scène d’une vingtaine de mètres de long de l’UGC Normandie habillé aux couleurs cathodiques du festival. Tandis que la première saison n’avait que relativement convaincue par une certaine artificialité (il n’y a qu’à regarder les classeurs vides) et des situations qui se voulaient cocasses, mais sans grandes réelles ampleurs dramatiques, la seconde creuse en profondeur grâce à des dialogues percutants et beaucoup de tendresse. Si l’on persévère sur l’incongruité de certaines situations à des fins sitcom/ ou soap-operaesque, ce n’est au fond que pour servir une écriture dramatique bien ficelée.

On ne croit à aucun moment au couple Elfira/Ramzy, créé de toutes pièces certes, mais dont leurs péripéties nous laissent de glace. Heureusement que Andréa (Camille Cottin) rentre dans sa famille pour retrouver un vieil ami d’enfance au look de footballeur milliardaire. Puis la rivalité avec l’agence Star Média et les déficits budgétaires de l’agence ASK impose quelques conflits scénaristiques divertissants. Lucchini devient la cible à récupérer chez la concurrence. Norman Thavaud et Julien Doré amusent plus qu’ils ne convainquent. D’autant plus que l’écriture de ce troisième épisode exaspère par de grossières situations. Ensuite Isabelle Adjani cherche à rencontrer le dernier jeune talent consacré à Cannes, alors que Matthias et sa fille Camille feront tout pour les empêcher de se rencontrer. Enfin Guy Marchand, qui commence à manquer de lucidité sur un tournage, retrouve son amour d’enfance Arlette et son chien Jean Gabin. En parallèle, Sofia, la standardiste et nouvelle compagne de Gabriel, cherche à percer, Andréa se démène contre son nouveau « patron » tout en cherchant à reconquérir un des amours de sa vie. Matthias enchaîne les emmerdes conjugaux alors qu’il entame un nouvel idylle avec Noémie son assistante, délurée et émotive. L’amitié entre Camille et Hervé sera remis en question lorsqu’un poste d’agent junior est à pourvoir…

Très bon enfant, avec un ton comique à la Ally McBeal, cette deuxième saison fait moins de surplace que la première qui peinant à s’extraire d’inutiles déambulations, au profit de répliques plus « trash ». Le dernier épisode promet une conclusion en apothéose au festival de Cannes selon le producteur (scènes tournées comme des reportages au sein du réel festival). Reste à voir comment Juliette Binoche prend autant de plaisir à jouer son propre rôle en tant que maîtresse de cérémonie… La saison 3 étant en écriture, nous devrions la voir l’année prochaine.

https://www.youtube.com/watch?v=DSO4Lb63_gE

Fiche Technique : Dix pour cent

Création : Fanny Herrero
Sur une idée originale de : Dominique Besnehard
Réalisation : Antoine Garceau, Jeanne Herry, Laurent Tirard
Distribution : Camille Cottin, Thibault de Montalembert, Grégory Montel, Liliane Rover, Fanny Sidney, Stéfi Celma, Nicolas Maury, Assaâd Bouab…
Directeur artistique : Cédric Klaspisch
Société de production : Mon voisin Productions, Mother Production
Durée des épisodes : 52 minutes
Saison : 2 (renouvelée)

Festival

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Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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