Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Un meurtre, sept suspects : la série Apple TV The After Party, signée Christopher Miller, a l’air aux premiers abords d’un simple whodunit mais finit par étonner par son parti pris créatif. En s’inspirant de plusieurs univers et références culturelles, The After Party a su créer son propre univers en revisitant avec malice plusieurs genres cinématographiques. Alors, que vaut vraiment cette première saison ?
Pour le plus grand bonheur des adeptes de la Chronique de Bridgerton, le 4 mai dernier, Netflix a diffusé les six épisodes de sa série originale : La Reine Charlotte. Mais alors que vaut ce spin-off immédiatement propulsée à la tête du classement?
Discrète au moment de sa sortie, la mini-série Shrinking, disponible sur la plateforme Apple TV depuis le 27 janvier 2023, nous invite sur son canapé pour une séance de thérapie pour le moins originale où Harrison Ford et Jason Segel incarnent deux collègues psychologues. Alors, que vaut cette première saison ?
Tout au long des saisons, il y a une pré-éminence d'images d'archives et d'événements s'étant passés. Par exemple, à la fin de la 1e saison, nous achevons Derry Girls sur un attentat mortel documenté à la télévision, contrastant avec l'insouciance et la joie des jeunes adolescents lors du concours de talent auquel Orla participe. Plus tard, des images récentes du Premier Ministre James Cameron innocentant les 14 personnes tuées lors du Bloody Sunday par l'armée Britannique et remettant en cause les décisions prises par le commandement militaire ce jour-là.
Si le scénario de cette première saison suit la recette classique d'un bon blockbuster américain, The Night Agent demeure un vrai plaisir coupable pour tous les amateurs de cinéma d'action au service du binge-watching.
Si vous jouez un peu, ou êtes un tantinet curieux autour du jeu vidéo, vous avez déjà entendu parler de The Last Of Us. A sa sortie, en 2013, le jeu de Naughty Dog a totalement bouleversé l’industrie. Érigé au rang de chef d’œuvre à l’unanimité, souvent imité mais jamais surpassé (excepté par le second opus), ce monument a plongé des millions de joueurs dans une histoire exceptionnelle. Jamais l’industrie vidéoludique ne s’était jamais autant rapprochée du cinéma. Alors, quand HBO, maitresse de séries incroyables se mêle au réalisateur des jeux et à celui de l’extraordinaire série Chernobyl, on est en droit d’attendre une œuvre un minimum correcte. Est-ce le cas ?
Lors du festival Série Mania 2023, Iris Brey a présenté sa toute première série de fiction Split. Une série avec des split screen, des répliques qui claquent, des femmes qui s'aiment et des cascades. Que demander de mieux? La série sera diffusée sur France Tv Slash qui nous a déjà offert d'autres pépites telles que Skam ou encore Chair et tendre.
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.