Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Hannah, Marnie, Jessa et Shoshanna tournent la page dans cette dernière saison de Girls, un au revoir touchant et réussi à une série qui est parvenue à redéfinir l'image de la femme dans le paysage télévisuel.
Trop inspirée de Snatch, la nouvelle série d'Alex De Rakoff est poussive et surtout mal maitrisée. La présence de Luke Pasqualino, Rupert Grint et Ed Westwick ne sauve malheureusement pas cette série de gangsters au potentiel gâché.
Malgré son annulation, The Catch est une série divertissante proposée par Shonda Rhimes. Parfois trop légère, parfois trop dans l'exagération. La première saison avait du mal à trouver son public, la seconde saison a droit à une forme de reboot dans son scénario proposant une intrigue mieux construite et plus solide.
Jusqu'au dernier moment, le doute agatha-christienien subsiste... La saison 3 de Broadchurch, fascinante et probablement la meilleure série policière dramatique jamais écrite, dépeint un microcosme tourmenté par un viol. Préparez vos mouchoirs, Chris Chibnall ne renouvellera pas le bail. Au revoir Alec et Hardy !
Après American Horror Story et American Crime Story, Ryan Murphy collabore une nouvelle fois pour lancer sa 3ème anthologie, Feud, qui développera à chaque saison une rivalité célèbre. La première saison raconte les querelles des actrices Bette Davis et Joan Crawford durant les années 60...
Bates Motel, la série américaine d'après Psychose, vient de s'achever au terme de cinq saisons. Petite revue et comparaison avec son prestigieux modèle.
Mini-série de trois épisodes produite par la BBC, Main Basse sur Pepys Road dresse le portrait croisé de plusieurs habitants d'une même rue londonienne, victimes d'un harcélement quotidien, et en profite pour faire la description critique d'une ville moderne déshumanisée.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.