Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.
Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
D'une qualité esthétique digne d'un téléfilm vintage, ce feel-good-movie est une comédie purement anecdotique mais non moins fort sympathique. Caricaturale et prévisible de bout en bout, on ne peut pas lui reprocher de tomber dans la lourdeur des clichés avec lesquels elle joue, et rien que pour cela elle se laisse agréablement regarder. Un peu d'herbe pourrait même vous faire momentanément oublier ses innombrables défauts.
Mékong stories, c'est l'histoire de Vu qui aime son ami Thang, mais aussi l'histoire de Thang amoureux de Van qui elle même désire tantôt l'un, tantôt l'autre. Le réalisateur Phan Dang Di nous donne à voir dans son film les vagabondages amoureux d'une certaine jeunesse vietnamienne.
Pour son troisième long-métrage, Leena Yadav nous offre un film réussi. Même si les lieux-communs du cinéma indien semblent un peu inappropriés vis à vis du thème traité, La saison des femmes resplendit par ses couleurs et ses actrices, presque toutes justes et attachantes.
Avec son adaptation des oeuvres de la Comtesse de Ségur dans son film Les Malheurs de Sophie, Christophe Honoré réussit la prouesse de respecter les romans originaux tout en apportant sa touche originale. Il réussit le pari d'intéresser tout autant les petits et les grands...
Après le très beau La Sapienza vu l’année dernière, le réalisateur franco-américain revient avec Le Fils de Joseph, une réinvention contemporaine du mythe du Sacrifice d’Abraham dans le Paris de notre époque.
Ce second chapitre des Chroniques de Blanche Neige est très certainement meilleur que le premier qui se voulait beaucoup plus sombre et qui reprenait la mythologie déjà suffisamment connue du conte d’origine.
Cette suite propose une histoire inédite en mélangeant les univers, mais aussi une réelle aventure : rechercher le miroir magique avant la reine des glaces.
Une idée de départ des plus convenues, un développement scénaristique bâclé et une réalisation fainéante, c'est sans doute tout ce qu'il faut pour voir son film sombrer dans les abysses de la nullité. Malgré des personnages secondaires et anecdotiques qui la parasitent, l'alchimie entre André Dussolier et Bérangère Krief réussit toutefois à donner suffisamment de pep's à cette comédie pour ne pas la rendre trop ennuyeuse... à défaut d'être amusante.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.