Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Malgré le talent évident de la réalisatrice Kelly Reichardt, et la force de son casting 5 étoiles, Certaines femmes ennuie. Par son approche trop mécanique, il tourne en rond pour n'être qu'un exercice de style joli mais qui sonne un peu creux.
Alors que la légende de Robin des Bois n'en finit plus de faire les beaux jours du cinéma de cape et d'épée, le tournage d'une énième adaptation a débuté cette semaine en Europe de l'Est. Porté par Taron Egerton dans le rôle titre, le film, intitulé Robin Hood : Origins, affiche la volonté de dépoussiérer le mythe en s'attardant de façon âpre et réaliste sur les jeunes années du héros.
Deux ans après Pas son genre, Lucas Belvaux est de retour sur grand écran avec Chez Nous, film contesté avant même sa sortie. Alors, coup de génie ou coup dans l'eau ? Chacun en tirera ses propres conclusions, mais impossible de nier le talent des acteurs qui composent le casting.
Gore Verbinski se venge de son expérience avec les gros studios dans A Cure for Life. Une oeuvre radicale et jusqu'au boutiste qui s'impose par sa mise en scène somptueuse et comme étant une adaptation indirecte du célèbre jeu vidéo BioShock.
Après le thriller (Ne Le Dis à Personne, Blood Ties) et le film générationnel (Les Petits Mouchoirs), Guillaume Canet, après sa première réalisation Mon Idole, revient à la comédie avec Rock'N roll, où le spectateur est plongé au plus près de sa crise de la quarantaine. Film nombriliste ou farce réussie?
Qui se ressemble s'assemble comme on dit : l'ex Mad-Max de George Miller serait prêt à tourner la suite des aventures de la bande de super-tarés/méchants de chez DC Comics. Avec Andrew Garfield en méchant ?
Nicolas Winding Refn devrait débuter le tournage à l’automne prochain d’une série télévisée Too Old to Die Young pour les besoins d’Amazon Studios. Le cinéaste danois - qui a bousculé les codes et les limites du septième art avec des œuvres majeures qui ont marqué les esprits (la trilogie Pusher, Bleeder, Drive, Bronson, Only God Forgives, The Neon Demon) – risque de réaliser une série extrêmement sombre et de haute volée qui pourrait même ringardiser The Wire, True Detective et Breaking Bad.
Alibi.com est finalement une comédie à l'humour gras mais bien rythmée, qui malgré une formule bien trop classique, connaît quelques séquences inspirées.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.