Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
D'amuseur public, Jordan Peele accède à un tout un autre niveau avec ce premier long métrage : Get Out. Sur fond de satire sociale relative au racisme plus ou moins rampant dans son pays, le cinéaste s'attaque au film de genre sous très haute tension avec beaucoup de brio.
Avec Voyage of Time, Terrence Malick signe un documentaire poétique et provocateur sur l'origine du temps, dont les prémices avaient déjà pu être entraperçues dans Tree of Life.
Braquage à l'ancienne, le nouveau film de Zach Braff, est une comédie pépère sans la moindre prétention qui fait passer, sur l'instant, un agréable moment mais qui se laisse très vite oublier.
Colossal avec Anne Hathaway, mélangeant rom-com, drame et fantastique ne sortira en France qu'en e-cinema. Critique d'un nouveau film à ne pas avoir les honneurs d'une sortie salle.
Ce mercredi 3 mai sort dans les salles le premier long-métrage de la pop-star chilienne, Alex Anwandter. Plus Jamais Seul est un drame universel, inspiré d'une histoire vraie. Le réalisateur y pointe du doigt un sujet grave et récurrent, celui de l'homophobie.
Les mordus de séries qui ne sont pas encore abonnés à Canal + risquent d’être tentés de casser leur tirelire ! Le groupe Canal + de Vincent Bolloré va en effet diffuser en exclusivité en France le grand retour tant attendu de l’agent Dale Cooper (Kyle MacLachlan) dans la saison 3 de Twin Peaks pour 18 nouveaux épisodes, signés David Lynch.
Adieu Mandalay est à la fois la chronique d’un système qui mène ses jeunes gens à leur perte, habituellement servant de chair à canon et le portrait extrêmement compassionnel d’une dérive humaine qui aboutira à des éclaboussures de sang inévitables.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.