Twin Peaks : Canal + va diffuser la nouvelle saison en exclusivité en France !

Canal + vient de signer un coup de maître ! La saison 3 tant attendue de Twin Peaks sera accessible en France en exclusivité sur la chaîne dès la fin du mois de mai. Le grand retour de David Lynch derrière la caméra s’annonce d’ores et déjà culte ! Faites chauffer les thermos de café et préparez vos boîtes de donuts ! Après près de vingt-cinq ans d’attente, le voile sera définitivement levé sur les mystères de la chambre rouge et sur l’agent Dale Cooper.

M6, Arte, TF1, le service public et OCS n’ont plus que leurs yeux pour pleurer ! Le très décrié Vincent Bolloré, pour ses décisions contestées et sa modification en profondeur du groupe Canal +  à travers les Guignols de l’Info, la mort du Grand Journal, le départ de Yann Barthès ou bien encore la grève à iTélé, risque de retrouver le sourire. La saison 3 de Twin Peaks, diffusée en exclusivité dans l’Hexagone sur les antennes de la chaîne cryptée, va en effet redonner des couleurs aux audiences du groupe Canal. Même si le téléchargement illégal et le streaming de mauvaise qualité sont toujours tenaces, les mordus de séries risquent de craquer pour un abonnement à Canal + avec la diffusion de la suite de la série culte des années 1990. Le programme télévisé fera son grand retour sur la chaîne câblée Showtime le dimanche 21 mai prochain aux USA. Les débuts de la saison 3 seront diffusés dès le lendemain en France et en exclusivité sur Canal + et Canal + Séries le lundi 22 mai.

La série culte et décalée de David Lynch, avec Kyle MacLachlan dans le rôle-titre, a essaimé des générations entières de fans qui n’en pouvaient plus d’attendre le « comeback » de ce programme phare des années 1990 et de sa transposition cinématographique (Twin Peaks Fire Walk With Me). Pour celles et ceux qui auraient vécu dans une cave depuis ces trente dernières années, les deux saisons de Twin Peaks sont accessibles sur Netflix France et certaines plateformes de vidéo à la demande pour un visionnage express de rattrapage avant la diffusion sur Canal +. Canal Play proposait la série dans son catalogue également.

Le grand retour de Twin Peaks pour cette saison 3 sera également célébré à l’occasion d’une soirée événement dans le cadre de la 70ème édition du Festival de Cannes. Une projection spéciale en avant-première mondiale sera orchestrée sur la Croisette. On imagine la folie et l’excitation de Didier Allouch et Laurent Weil qui devraient faire vivre l’événement sur Canal + à l’occasion de la couverture du tapis rouge du 70ème Festival de Cannes. Cette soirée événement estampillée Twin Peaks s’annonce donc digne des meilleures pages du gonzo journalisme à la télévision, sur les antennes du groupe Canal +. La retransmission de ce red carpet surréaliste avec une potentielle interview de David Lynch aux bras de la sublimissime Monica Bellucci (maîtresse de cérémonie à Cannes cette année et présente au casting de la saison 3 tant attendue) risque d’être un grand moment de télévision. La présence de l’humoriste et du comédien Jérôme Commandeur à leurs côtés avait déjà dynamité la cérémonie des Oscars en février dernier, pour le meilleur et pour le rire ! Espérons que l’agent Dale Cooper (l’acteur Kyle MacLachlan) ne soit pas plongé dans une transe psychotique à la vue du tapis rouge devant le Palais des festivals et des Congrès de Cannes ! Une bonne partie de l’équipe et du casting de rêve de la saison 3 de Twin Peaks devrait faire le déplacement sur la mythique « French Riviera ». La présence de David Lynch en France permettrait de donner une saveur supplémentaire à la cuvée 2017 cannoise.

[irp posts= »15250″ name= »twin-peaks-fire-walk-with-me-de-david-lynch-critique »]

Cette nouvelle salve de 18 épisodes d’une heure sera donc visible sur Canal + à 24h d’intervalles avec la diffusion aux États-Unis. L’intrigue reprendra vint-cinq ans après la découverte du corps de Laura Palmer (la comédienne Sheryl Lee). Aucun détail du scénario n’a véritablement fuité pour le moment. L’agent Dale Cooper occupera à nouveau un rôle central après les terribles révélations de la fin de la saison 2. Kyle MacLachlan a obtenu un Golden Globe en 1991 pour ce rôle dans la série. Une pléiade de nouveaux acteurs vont renouveler le casting et rejoindre de nombreuses têtes connues des deux premières saisons. L’atmosphère sonore particulière et la bande-son seront confiées à nouveau au compositeur Angelo Badalamenti. La série a été écrite par Mike Frost et David Lynch. Le réalisateur de Mulholland Drive et de Blue Velvet a réalisé l’intégralité des 18 épisodes de la série, un gage de qualité indéniable aux yeux de tous les fans de la série originale.

Le grand retour de Twin Peaks risque en tous les cas de permettre de ringardiser les conversations devant la machine à café ou entre amis sur Breaking Bad, Walking Dead ou Game of Thrones. Le côté décalé et le ton particulier de la série lié au génie et à l’humour corrosif de Lynch risque de surprendre les spectateurs modernes qui auraient raté le tourbillon Twin Peaks dans les années 1990. Plus qu’une vingtaine de jours à patienter donc pour découvrir ENFIN les secrets enfouis et les derniers mystères de la ville de Twin Peaks, dans l’Etat de Washington. Après 25 ans d’attente, certains spectateurs risquent de verser quelques larmes en découvrant le générique de Twin Peaks sur les antennes de Canal +.

[irp posts= »15796″ name= »twin-peaks-critique-serie »]

https://twitter.com/seriescanalplus/status/859679384093040640

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

Graham Swon — La parole comme territoire

Trois films, une carte blanche, et une même ligne de force : chez Graham Swon, la parole ne se contente pas d’accompagner l’image, elle la traverse, la déplace, parfois même la remplace. De la dérive poétique d’An Evening Song (for three voices) à l’expérience quasi hypnotique de The World Is Full of Secrets, en passant par l’étrangeté expressionniste de Careful, se dessine un cinéma où dire, c’est déjà faire advenir.

Good Luck, Have Fun, Don’t Die : autopsie d’une humanité sous perfusion numérique

Gore Verbinski convoque voyages dans le temps, IA malveillante et équipe de bras cassés pour radiographier notre addiction au numérique. "Good Luck, Have Fun, Don't Die" est un film généreux et inventif, hanté par l'ombre des Daniels, et qui bute, comme nous tous, sur l'incapacité à vraiment se déconnecter.

Juste une illusion : Ce qu’on croyait déjà vivre

Avec "Juste une illusion", Toledano et Nakache replongent dans les années 80 pour raconter l’éveil amoureux de Vincent, 13 ans, au cœur d’une famille juive et arabe haute en couleur. Entre les disputes des parents, les maladresses du grand frère et les premiers élans du jeune adolescent, le film explore avec humour et tendresse ce moment fragile où l’on croit déjà comprendre la vie. Porté par une mise en scène vibrante, une direction d’acteurs impeccable et une reconstitution délicieusement vintage, le récit mêle questionnements intimes, enjeux sociaux et nostalgie lumineuse. Une comédie dramatique généreuse, où chaque émotion sonne juste et où l’on se reconnaît, quel que soit notre âge.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.