La saison 2 de Stranger Things sera plus sombre et tournée vers l’horreur

Le carton Netflix de Matt Duffer et Ross Duffer se dévoile un peu plus. La deuxième saison de Stranger Things s’annonce bien plus terrifiante que la première.

Après une première saison teintée de mystères, Stranger Things va aller encore plus loin dans la peur si l’on en croit ses acteurs. Finn Wolfhard, l’interprète de Mike a déclaré: « Les personnages vont devoir faire face à des épreuves bien réelles, bien perturbantes… (…) Je pense que cette saison sera bien plus sombre. Bien plus orientée vers l’horreur. Je pense que les gens vont encore plus l’aimer que la première saison.  » La première saison se démarquait déjà par une ambiance angoissante, qui rendait hommage au cinéma des années 80 de Spielberg et Cameron. La série Netflix n’a aussi jamais nié l’influence du travail de Stephen King sur son atmosphère. Approfondir l’horreur n’est qu’une suite logique et pourrait confronter les personnages à de nouvelles et terribles péripéties. Gaten Matarazzo (Dustin) a ajouté: « Ce qu’il y a de bien avec cette saison, c’est qu’on va voir les personnages plus en profondeur, on va rentrer plus dans leurs vies privées et on va voir comment ils surmontent ce qui est arrivé dans la saison 1. Je pense qu’ils sont tous marqués psychologiquement. Ils se sentent seuls parce que leur meilleur ami est de retour mais il n’agit plus comme tel. Il a changé ».

La première saison a été un énorme succès, transposant la bande de copains sur tous les plateaux de télévision. Cet accueil dithyrambique  a rapproché les acteurs de la série. Millie Bobby Brown a raconté à People Magazine les soirées Netflix qu’elle organise avec Noah Schnapp (Will) : “Noah vient chez moi pour des soirées pyjama presque tous les week-ends. On regarde des films qui font très peur sur Netflix comme Hush ou Mister Babadook. De quoi donner de l’inspiration aux jeunes interprètes pour de futures scènes terrifiques. Si l’intrigue reste encore jusqu’ici très mystérieuse, on sait qu’elle reprendra la vie de la bande plus d’un an après les événements de la première saison. Il faut désormais prendre notre mal en patience et attendre le 31 octobre prochain sur Netflix.

[irp posts= »71529″ name= »Soundtrack série Stranger Things : une ode aux années eighties »]

Teaser Stranger Things saison 2 :

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.