Cinéma

Lydia et le vaisseau des tempêtes : les constellations embrumées

"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

La Fièvre de Petrov, de Kirill Serebrennikov : russian night fever

Soyez en forme si vous voulez embarquer dans le nouveau délire de Kirill Serebrennikov : virées nocturnes et nuits d'ivresse pour un scénario qui mêle indistinctement réalité et fantasmatique.

Lingui, les liens sacrés : un duo mère-fille face à l’avortement

Lingui, les liens sacrés est un film tchadien réalisé par Mahamat-Saleh Haroun. Il y raconte la vie d'une femme célibataire, rejetée par la société, et de sa fille de seize ans, enceinte, obligée de quitter le lycée. Toutes deux vont être confrontées à la question de l'avortement clandestin et renforcer le lien ("lingui" en tchadien) qui les unit. Un film brut, percé d'ellipses, qui fait écho à la sortie récente de L'évènement. A voir en salles à partir du 8 décembre 2021.

Madres Paralelas : naissance et mort chez Pedro Almodovar

Pedro Almodovar signe avec Madres Paralelas une œuvre intime, souvent excessive, et liée à l'histoire de son pays. Une histoire de naissances, de morts et surtout de femmes, intimement liée à la quête des origines, d'un passé qui permettra enfin d'avancer. En salles le 1er décembre !

« Petite Solange », petit film

Avec « Petite Solange », Axelle Ropert propose un film qui assume son aspect tragique. Si les intentions sont là, le film reste trop et, en même temps, pas assez.

L’Intendant Sansho (1954) de Kenji Mizoguchi : l’aube de l’humanité dans les siècles obscurs

Drame historique nourri du folklore japonais, conte moral pétri d’humanité, L’Intendant Sansho est, à vrai dire, un film parfait. Reconstitution minutieuse, mise en scène élaborée truffée de longs plans-séquence chorégraphiés, beauté époustouflante de la photographie, riche bande-son dominée par les accents de flûte et de harpe signée Fumio Hayasaka, comédiens totalement investis… Le film est de ceux dont on ne peut que conclure, émerveillés, qu’il est le résultat d’un alignement des astres.

Youssef Chahine filme la geste de Saladin

En réalisant un long film ( de trois heures) grandiose et passionnant sur Saladin, Youssef Chahine fait plus que reprendre une figure centrale de l'histoire arabe du temps des croisades. Saladin est aussi un personnage symbolique, et cela se lit facilement à travers le personnage que nous montre le grand cinéaste égyptien.

Les Mots de Taj de Dominique Choisy : portrait d’un jeune Afghan arraché à sa terre natale

Dans Les Mots de Taj, Dominique Choisy retrace à l'envers le périple de son fils adoptif ayant fui l’Afghanistan à l’âge de quatorze ans. De l’urgence du départ de Kaboul au danger des routes clandestines, le réalisateur de Ma vie avec James Dean raconte chaque douloureuse étape d’un pèlerinage sensible aux frontières de l’Europe, à travers le regard profond et clairvoyant d’un jeune homme sur l’enfant vulnérable qu’il a été. Un témoignage précieux, rare, à la fois intense et vital, qui dénonce le cynisme d’un monde moderne encore incapable de faire face à la réalité des réfugiés. 

Splendeurs et misères de la maison Gucci

House of Gucci est un film qui cultive le mélange des genres. Tour à tour satire familiale, drame biographique, mélodrame romantique. Le film déjoue les attentes du public et offre une représentation qui réussit la gageure d’éviter tout manichéisme stérile en privilégiant l’ironie au détriment d’un noir cynisme.

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« Les 4 Reliques du rock’n’roll » : les Zumbies remettent le rock sur pied

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« La Désinformation » : comprendre pour mieux combattre

Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet. 

« Mudlarks » : l’enfance de Dickens

En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.

Le rayon invisible, sauf des initiés

« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »