Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Dans son nouveau documentaire, le réalisateur italien nous convie à une plongée fascinante dans « La Mine du Diable », en plein cœur de la Cordillère des Andes. Un voyage fascinant, entre réel aride et imaginaire débridé.
Si le récent Un Varón traitait le sujet de la violence chez les jeunes sud-américains avec sensibilité, L'Eden préfère explorer la noirceur de l'âme humaine, transformant un programme de réinsertion en purgatoire. C'est captivant, mais austère.
« Après avoir éliminé 299 personnes en trois films, le croque-mitaine revient pour un dernier tour de piste parisien. Alors, ce John Wick : Chapitre 4 vaut-il la visite ? »
Ce n’est pas un hasard, si le premier long-métrage de cette jeune documentariste talentueuse s’ouvre sur les images d’un frêle esquif fendant nuitamment les eaux du Rhône. Tout n’est affaire que de flux et reflux, chez Fanny Molins, et son documentaire centré sur l’éponyme « Atlantic Bar », en Arles, pourrait s’apparenter à un traité humain sur la mécanique des fluides.
Houria chope le spectateur aux tripes. La grâce et l’effort s’enlacent, comme si la troupe de Pina Bausch dans le film de Wim Wenders montait sur le ring de Rocky, ou l’inverse. La culture ouvre ses tripes au spectateur et redevient plus essentielle que jamais.
Il est déroutant de constater une filmographie aussi hétérogène que celle de Dario Argento, capable du pire comme du meilleur. L’avantage avec Profondo Rosso (nous utiliserons le titre original et non le titre français Les Frissons de l’angoisse) est que le film représente à la fois la plus grande réussite de son auteur, ainsi que la quintessence la plus pure de toute son œuvre.
Plus de 50 ans après sa sortie, Le Mans reste une référence pour tous les amateurs de course automobile. Porté par l'aura de sa star, Steve McQueen, le film nous plonge en immersion totale dans la célèbre course des 24h. Un projet fascinant, habité par le jusqu’au-boutisme de sa mise en scène, et celui de l'acteur.
Rêver pour les autres, c’est se pardonner à soi-même. Lisa Azuelos revient de loin pour illuminer un récit, porté par une Alexandra Lamy rayonnante. Le road-trip de son personnage est empreint d’espoir et d’amour, quand vient l’heure de rendre des comptes à ce monde où le temps défile plus vite que nos rêves.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »