Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Le Lion d'Or 2022 ne manque pas de rugir et de mordre là où il faut, dans le cœur de son public. Si l’on croît traverser le déroulé habituel d’un mouvement social, avec tous ses écueils de chutes et de succès, Toute la beauté et le sang versé nous fait rapidement comprendre une transgression dans sa narration à tiroirs. On nous dévoile des actions militantes en coulisses, des arguments qui gravitent pourtant autour de la biographie de Nan Goldin, une artiste qui a su donner une impulsion à ses photos du quotidien.
On ne l’attendait pas, du moins, certainement pas si tôt après le cinquième opus de la saga. Oui, le dernier Scream sortait il y a tout juste un an dans nos salles. Et un délai aussi court entre deux productions, ça ne présage rien de bien transcendant. D’autant que le cinquième épisode, sorte de soft-reboot de la saga, n’a pas convaincu tous les fans de la franchise. On craignait le film de la paresse, n’existant que pour capitaliser sur le succès d’une licence culte. Alors, craintes justifiées ?
François Ozon a réalisé près de 23 film depuis 1998, entouré des meilleurs acteurs du moment, de fidèles, le réalisateur parcourt les genres, les formes, les sujets avec une grande aisance. Portrait d'un réalisateur en mutation permanente à l'occasion de la sortie de Mon Crime.
Un amour familial inconditionnel, des acteurs exceptionnels et une quête identitaire remarquable : trois aspects primordiaux d'un film qui a su marquer son temps.
Roberto Rossellini, figure emblématique du cinéma de régime puis néoréaliste italien, termine son triptyque de films (réalisé entre 1941 et 1943) avec L'Homme à la croix (L'uomo dalla croce) : un film de guerre réalisé avec un grand respect des codes du cinéma de propagande fasciste.
Gallipoli, un film de guerre traitant davantage des rapports humains et de l'apprentissage que de la guerre par une équipe australienne alors prometteuse portant le cinéma de leur pays.
Six ans après la sortie de Mother! (ce qu'il nous aura fallu pour le digérer), Darren Aronofsky est de retour avec son huitième long-métrage The Whale : un film à huis clos au service du pathétique.
« - Viens, viens, Telpochtli ! C’est ton jour, c’est ta fête !
- De qui parle-t-elle ? Qui est ce Telpochtli ?
- Cela veut dire le Jeune, padre. C’est l’un des noms du Miroir qui Fume.
- Le Miroir qui Fume ? Qu’est-ce que cela ?
- L’un des anciens dieux, padre. Le plus terrible de tous, Tezcatlipoca, le Seigneur du Proche et du Lointain, l’Ennemi des Deux côtés. C’est sa fête aujourd’hui. »
« Il a produit de sa poche gauche un paquet de Soleil Levant. Ce que le ravitaillement nous réserve de temps à autre, ce sont des Milan d’or, et pour ce qui est de ces Soleil Levant, à cause de la présence de feuilles de grande renouée, je ne pourrais affirmer qu’elles sont bonnes, avec la meilleure volonté du monde ; cependant, une bouffée de leur fumée me procure une sensation de nicotine jusqu’au bout des doigts et un agréable fourmillement gagne tout mon corps. C’est bien là la plus grande jouissance du fumeur. Je sais comment m’en procurer. Il suffit de bourrer de riz perlé un paquet vide de ces Soleil Levant puis d’aller se tenir devant le débit de tabac du coin, d’attendre le moment où les passants ont disparu pour mettre prestement le paquet sous le nez de la buraliste. La seconde d’après le riz a été escamoté au profit de tabac. »
« - MONSIEUR FELIX !!
- Sonia. Quel soulagement de vous voir… J’ai appris que vous aviez perdu votre appartement… Je me suis fait tant de souci ! Vous avez trouvé quelqu’un pour vous accueillir ?
- Oui… VOUS DEVEZ NOUS AIDER, MONSIEUR FELIX !
- C’est trop tard, Sonia… Ce n’est plus en mon pouvoir… Je vous avais dit d’écrire une lettre
- Faites-moi rencontrer les Oracles !!
- Comment ça, les Oracles ?
- Je sais que vous les connaissez ! Ils peuvent réintégrer mon dossier !
- Les Oracles ne s’occupent pas de cas individuels… Et vous avez été radiée de tout, je ne pense pas qu’ils…
- Mais j’ai changé !! Je me suis levée !
- Vous êtes resplendissante, Sonia. »
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.