Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Jours de 36 : Theo Angelopoulos face à la dictature militaire

En 1972, cela fait déjà cinq ans que la Grèce est redevenue une dictature militaire. Ne pouvant aborder directement l'état politique de son pays du fait des restrictions à la liberté d'expression, le réalisateur Theo Angelopoulos décide de faire un parallèle avec le coup d'état militaire de 1936. Jours de 36, son deuxième long métrage, impose ce style si particulier au grand cinéaste.

Eternal Sunshine of the Spotless Mind : la survie du souvenir

L’amour est l’un des thèmes les plus visités dans l’histoire du cinéma. Un vieux loup de mer qui semble inépuisable et qui voyage à travers les âges. Eternal Sunshine of the Spotless Mind fait partie de ces films qui marquent les esprits et qui se réapproprient les différents versants que peut offrir le cinéma pour en extraire son jus le plus suave et amer. 

Certains l’aiment chaud, de Billy Wilder : it will be loved by you !

Un bijou de comédie qui joue avec les genres et réunit quatre comédiens au sommet de leur art : Jack Lemmon intarissable, Marilyn Monroe inconsolable, Tony Curtis insaisissable et Joseph Evans Brown inénarrable.

Les Chaussons rouges : Pour l’amour du cinéma

Avec Les Chaussons rouges, Powell et Pressburger transforment l’art du spectacle filmé en véritable expérience cinématographique.

Les cinéphiles du dimanche #2 : Inside Man, Carnage, Welfare, Sex and Fury…

C'est parti pour une deuxième séance de nos cinéphiles du dimanche. Une fois par mois, quelques uns de nos rédacteurs vont se réunir pour disserter, analyser et vous faire part d'une petite sélection de films vus ou revus dernièrement. Pour ce mois de septembre, on vous parle de joyeusetés comme Paper Moon, Inside Man ou Welfare.

La nuit nous appartient de James Gray : L’Eden et après

Avec La nuit nous appartient, James Gray revisite le film noir par le prisme de la tragédie classique, et propulse son cinéma sur la voie de la maturité.

Little Odessa : James Gray et la tragédie familiale

Sorti il y a déjà 25 ans, le premier long métrage de James Gray, Little Odessa, reste toujours aussi fascinant. La maîtrise de la mise en scène transforme une histoire de tueur à gages en une tragédie familiale éblouissante, interprétée avec maestria. Retour sur un chef d’œuvre qui marqua le point de départ d'une belle carrière.

Point Limite de Lumet : Au commencement était le logos

Creusant avec brio la thématique de l'apocalypse nucléaire, Point Limite impressionne notre imaginaire autant qu'il questionne notre vision de la politique. Un film majeur.

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