Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Faust : L’oeuvre de Dieu, la part de l’Homme

Quatrième film d’une quadrilogie consacré au pouvoir, Faust d’Alexandre Sokourov traduit le célèbre mythe de Goethe dans un registre aussi flamboyant que dérangeant. Après Moloch, Taurus et Le Soleil, consacrés à Hitler, Lénine et Hiro Hito, voilà que se dévoilent sous le pinceau du maître les visages diaboliques et divins de l’être humain.

Skyfall, de Sam Mendes

23ème film officiel de la série James Bond (sans compter le Casino Royale parodique de 1967 et Jamais plus jamais), Skyfall, réalisé par Sam Mendes, parvient à la fois à respecter les codes de la saga et à proposer quelque chose de nouveau par son ampleur dramatique.

Sugar man : A ghost story

Vous ne connaissez pas Sixto Rodriguez ? Sugar Man raconte avec un malice et un vrai suspense la trajectoire incroyable de ce chanteur magnifique, oublié 40 années durant.

Tabou : Lyrisme, mon amour

Avec Tabou, Miguel Gomes se joue des codes du cinéma muet pour créer une œuvre neuve, brillante, riche et intemporelle, remplie d'idées brillantes et pleines de sens, aussi bien esthétiquement que scénaristiquement. Deux parties, deux mondes, deux époques qui se répondent dans un écho vertigineux. Et puis au milieu une tragédie amoureuse superbe et terrible. Un classique instantané.

Les Chasses du Comte Zaroff, de Ernest B. Schoedsack

Les Chasses du Comte Zaroff ou l'un des tout premiers films d'aventures doublé d'un fantastique travail sur la photographie. Un joyau des années 30 fortement marqué par le cinéma expressionniste.

L’Aventure de Mme Muir : Du rêve, une réalité

Premier chef-d'œuvre signé Mankiewicz, L'Aventure de Mme Muir mélange l’ironie subtile et le romanesque désenchanté afin de magnifier la rêverie mélancolique. Un film précieux et inclassable.

Boy Meets Girl : Soirs d’errance

Le film préféré est le fétiche ultime, le souvenir inoxydable, le bonheur inattaquable. Comment écrire sur toute autre oeuvre sans avoir laissé une trace de notre amour pour celui-ci ? Retour vagabond sur le poème blessé qu'est Boy Meets Girl, de Leos Carax.

Le Narcisse Noir : Vertige de nos désillusions

Confrontant le désir et l'interdit avec audace, repoussant un peu plus loin les limites du technicolor et de la mise en scène, Le Narcisse noir est le film à travers lequel le tandem Powell/Pressburger impose sa vision du cinéma.

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