Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
À l'instar des 101 Dalmatiens ou de La Belle et le Clochard, Les Aristochats est un classique éternel où chansons jazzy, dessins crayonneux et personnages mémorables se mélangent pour offrir un spectacle drôle et élégant, à l'arrière-plan social bien moins démodé qu'on pourrait le croire.
« Myrtle -Je ne suis pas moi-même. Je l’ai été mais je ne le suis plus. Maurice -Mais qu’est ce que tu attends de moi[…]? […]-Je suis Superman! Je suis Superman !Myrtle- Tu es si étrange ! Et tu me fais sentir veille. Maurice -Je suis si fort, tu ne peux même pas savoir ! Je suis...Superman !Nous ne sommes pas nous-mêmes.[…] » ( Opening Night, Gena Rowlands et John Cassavetes, 1977)
Grand classique du western, Rio Bravo représente également le meilleur d’Howard Hawks, en réalisant la synthèse parfaite de son approche narrative et de ses thématiques, de son humanisme et de son goût pour le grand divertissement.
Sorti en 2000, le documentaire Les Glaneurs et la glaneuse s'apparente à un poème contemporain sur les déchets et la surconsommation. Agnès Varda y rencontre des paysans, flâne, chine, erre et devient, par la collecte d’images et de fragments de sa propre vieillesse, la « glaneuse » du titre.
La traversée de la Mer Rouge, la mort qui vient faucher les premiers-nés d’Egypte, le Veau d’Or : autant de scènes qui ont laissé une trace indélébile dans l’histoire du 7ème art. Ultime film de Cecil B. DeMille, Les Dix Commandements est une œuvre majeure.
Avec Gloria, John Cassavetes retrouve New York, le jazz et le polar. Mais cette histoire d'enfant recherché par la mafia sert surtout de prétexte au portrait de deux personnages qui vont évoluer au fil de leur relation.
Joyaux du film noir, Laura est le fruit d’un mariage réussi entre mystère et romance, audace artistique et justesse de l’interprétation. Un chef-d'oeuvre intemporel.
Cinéaste peu connu par chez nous, Kaneto Shindô est pourtant l’un des auteurs les plus passionnants du cinéma nippon. Il le prouve avec Onibaba, où il questionne les rapports humains à travers une expérience plastique de premier ordre.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.