Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Le Gaucher : Where is the law ?

Western original, résolument tragique dans ses allures de drame profond et analytique, Le Gaucher est aussi une belle évocation du désordre et de l’absolutisme de la jeunesse, quelle que soit l’époque.

L’Aurore, de Friedrich-Wilhelm Murnau

Il faut voir et revoir l'Aurore, l'une des plus belles histoires d'amour pour l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma.

Gentleman Jim : la stratégie du météore

Troisième des sept films de Walsh avec Errol Flynn, Gentleman Jim est un condensé de spectaculaire et d’euphorie. Le cinéma hollywoodien à son meilleur !

3h10 pour Yuma : Les Hommes des hautes peines

Explorant superbement les possibilités du western, bousculant ses codes tout en distillant surprise et émotion, 3h10 pour Yuma nous rappelle combien le talent de Delmer Daves était immense. Un classique intemporel !

Le Roi des rois, de Nicholas Ray : l’Évangile vu par la politique

Le Roi des rois : le titre est déjà tout un programme. Il annonce que la vie du Christ nous sera racontée selon un point de vue pour le moins original : celui de la politique. Dans un registre qui ne lui est pas familier, le grand réalisateur Nicholas Ray signe un film aussi beau qu'intelligent.

Le Soleil, d’Aleksandr Sokourov : la chute d’un astre

Après Moloch (consacré à Hitler) et Taurus (Staline), le réalisateur russe Aleksandr Sokourov réalise, avec le Soleil, un film sur Hiro-Hito et, en filigrane, une réflexion subtile sur le pouvoir et le rapport entre le dirigeant, son pays et son peuple.

Les Carrefours de la ville (City Streets) de Rouben Mamoulian

Dans Les Carrefours de la ville (City Streets), classique du film noir teinté de romantisme hollywoodien réalisé par Rouben Mamoulian en 1931, le jeune Gary Cooper s’affirme sous les traits d’un élégant cow-boy au cœur tendre, rôle façonnant déjà la virilité gracieuse du séducteur et la silhouette imposante du héros américain qu’il incarnera à l’écran jusqu'à la fin des années 1950. À ses côtés, Sylvia Sidney est étincelante en complice ingénue. Une œuvre caractéristique de l'âge d'or de la turbulence qui, de par ses apports techniques et esthétiques, appartient à l'histoire du cinéma.

Tiempo de morir, d’Arturo Ripstein : Ô sombre héros

S'il n'était qu'un western mexicain à découvrir ce serait celui-là. Téquila et sombréros seront de rigueur pour aborder cette sombre histoire de vengeance sous le soleil implacable du Mexique. Arriba arriba !

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