Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

L’Ironie du sort : inconnu à cette adresse ?

il suffit d'une nuit d'ivresse et de quelques immeubles trop identiques pour que naisse une improbable rencontre amoureuse. Sorti en pleine URSS de l'ère Brejnev, L'Ironie du sort, d'Eldar Riazanov, est devenu un film culte, diffusé tous les ans pour Nouvel An à la télévision russe.

Liste de confinement #2 : La Flor, Thunder Road, Tetsuo…

Pendant cette période de confinement, la rédaction du Magduciné vous conseille une petite liste de films à (re)voir. Allant de la symphonie La Flor de Mariano Llinás au chaotique et viscéral Tetsuo de Shinya Tsukamoto jusqu'au sublime Les musiciens de Gion de Kenji Mizoguchi, vous avez de quoi faire.

L’hypothèse du tableau volé, de Raoul Ruiz

Vous aimez les énigmes et l'herméneutique ? La question de la représentation artistique vous intéresse ? L'univers esthétique de Pierre Klossowski vous intrigue ? Ce film pour vous !

Every thing will be fine, un mélo apaisé signé Wim Wenders

Sept ans après son dernier film de fiction, le grand cinéaste Wim Wenders revient avec Every thing will be fine, un mélo dans lequel le cinéaste s'affranchit des pièges inhérents au genre pour dresser un portrait sensible et complexe. Très beau film, avec James Franco, Charlotte Gainsbourg, Rachel McAdams et Marie-Josée Croze.

Contagion, de Steven Soderbergh : quand la réalité dépasse la fiction

Il est fréquent qu'une catastrophe inspire le cinéma, il est plus rare qu'un film anticipe une catastrophe. Avec Contagion, Soderbergh avait déjà mis en scène les mécanismes à l’œuvre dans la pandémie de Covid-19. Mais la réalité réserve des surprises.

Liste de confinement #1 : Croix de fer, L’Arme Fatale, 35 Rhums…

Pendant cette période de confinement, la rédaction du Magduciné vous conseille une petite liste de films à (re)voir. Allant du mythique buddy movie L'Arme fatale au film de guerre Croix de Fer de Sam Peckinpah, jusqu'à la tragédie grecque Les Promesses de l'ombre, vous avez de quoi de faire.

« Hospital » (1970), de Frederick Wiseman : savoir ausculter l’hôpital public

Regarder un documentaire intitulé « Hospital » lorsqu'on est confiné chez soi en pleine pandémie, voilà qui peut sembler légèrement masochiste. C'est pourtant un moment particulièrement adéquat pour réfléchir à ce qu'on attend de l'hôpital public et tenter de se représenter ce que vivent au jour le jour les femmes et les hommes qui y travaillent. Réalisé à Harlem en 1969 par Frederick Wiseman, « Hospital » continue de nous éclairer sur le sujet tout en constituant une leçon de cinéma documentaire.

L’Arnaqueur : The Loser Strikes Back

Doté d’une mise en scène brillante, d’un rythme singulier qui fait ressentir toute la douleur intérieure de ses personnages, L’arnaqueur est moins un film sur le billard qu’une métaphore de la réussite et de l’échec aux Etats-Unis. Paul Newman et Piper Laurie sont magnifiques dans des rôles de marginaux malgré eux, à fleur de peau.

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.