Godzilla (1954) ou comment la Tōhō a fabriqué le roi des monstres en trois mois. Costume de latex, Tokyo miniature, rugissement d’Akira Ifukube, puis lecture du film comme miroir d’Hiroshima, réception et naissance du kaijū eiga avec Ishirō Honda, Eiji Tsuburaya et Tomoyuki Tanaka.
En avril 1954, la Tōhō perd un film et en gagne un autre. D’une idée griffonnée par Tomoyuki Tanaka dans un avion naît le « Projet G », classé secret. Entre Ishirō Honda, Eiji Tsuburaya et Shigeru Kayama, découvrez comment Godzilla prend forme en six mois, de l’auberge de Shibuya au premier clap.
Né en 1954 des bombes et de la peur atomique, Godzilla est aussi l’histoire d’un pays. Des navires noirs de Perry en 1853 à l’essai de Bikini, en passant par l'ère Meiji, la guerre du Pacifique, Hiroshima et l’Occupation américaine, retrouvez le contexte qui a donné naissance au roi des monstres.
Sexualité, ambiguïté, identité, autant de thèmes personnels et passionnants à l'écran, surtout quand c'est François Ozon qui s'en sert. Retour sur l’œuvre de l'un des plus grands réalisateurs français à l'heure de la sortie de Grâce à Dieu.
On la trouve en sous-texte dans n'importe quel bout de péloche : la ville est un lieu d'action, un cadre spatiotemporel, le révélateur d'un milieu ou d'une fonction, un élément qui amorce l'intrigue ou lui donne corps. De Fritz Lang à Hayao Miyazaki en passant par Martin Scorsese ou Woody Allen, nombreux sont les cinéastes à l'avoir exploitée et érigée en personnage à part entière. Elle est tour à tour chiche, grandiose, contemporaine, futuriste, délabrée, high-tech, surpeuplée ou vidée de ses forces vives.
Œuvre du come-back, Time and Tide se pose ainsi comme la profession de foi absolutiste d’un cinéaste résolu à remettre son médium sur la table d’opération. Le film génère l’image d’une pré-civilisation primitive qui se grave au fer rouge dans la rétine du spectateur pour l'atteindre jusque dans son câblage cognitif.
Les super-héros inondent les salles obscurs depuis plus d'une décennie. Mais un tel succès n'est-il que cinématographique ? Que disent ces films sur la place de l'humain et sa recherche de transcendance, dans une société désenchantée ? Retour le temps d'un dossier sur ces thématiques passionnantes.
En seulement 4 films, Steve Mcqueen est devenu un cinéaste contemporain indispensable. Avec la sortie de sa dernière œuvre, Les Veuves, il est temps de nous intéresser à ce qui fait la singularité du réalisateur. Il y a chez l’auteur, cette dichotomie assez fascinante qui circule dans les veines de ses créations: l’utilisation du corps et sa politisation, et dans un même temps, la politique incarnée par l’humain et sa volonté de s’absoudre des contraires pour enfin gagner le Graal que l’on recherche tous: la liberté.
Tom Cruise est de retour avec le nouveau volet de la saga Mission Impossible. Profitons de cet événement pour dresser le portrait de cet acteur immense, qui a su traverser les âges et rentrer dans le cercle fermer des acteurs légendaires du cinéma hollywoodien.
Si Joaquin Phoenix est longtemps resté dans l'ombre de son défunt frère, aujourd'hui tout le monde est d'accord sur une chose : l'homme au dos courbé est l'un de nos plus grands acteurs. Petit coup de projecteur sur une carrière riche en pépites.
Avec "Sur les traces de Billy the Kid", Philippe Aymond ajoute au catalogue des éditions Glénat une enquête dessinée de 264 pages. Un auteur de strips des années 1930 y confronte la biographie de Pat Garrett au terrain et aux témoins. Le mythe en sort sérieusement écorné.
Dans ce nouveau tome de "Ruridragon", Aoki sent toujours plus sa nature changer et veut comprendre ce qu’elle tient de son père. Mais le mystère demeure : pas de rencontre avec le papa dragon, seulement des révélations transmises par sa mère. Mais aussi une conversation de classe où chacun mesure ce que cette métamorphose pourrait signifier pour leur amitié.
« - Tu connais pas le Morrison ?
- Non.
- Mec, c’est le meilleur endroit du monde.
- Vous y allez souvent ?
- Cette année c’est chaud.
- Mais avant, oui.
- L’année dernière, t’as tout le monde qui fumait des bangs.
- Même en plein jour.
- C’était le bon temps, mon gars, t’es pas arrivé au bon moment… »
Le troisième tome des "Âges d’or" de Picsou réunit des histoires séparées par plusieurs décennies. Il est à découvrir aux éditions Glénat depuis le 14 octobre 2026.
Vingt ans après avoir quitté Dijon, Lucien revient dans la maison de son enfance. Au grenier, huit cartons étiquetés d’un simple "Dijon" ravivent les souvenirs de jeux au square, les amitiés et les inquiétudes des années 2000. Pour sa première BD, Corentin Pernet compose un récit personnel et sensible sur ce que le temps laisse derrière lui.