Dossiers

Le cinéma dans la peau, de l’écran à la plume

Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.

Top Films 2025 : les meilleurs films selon la rédaction

En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.

Ces scènes de l’imaginaire, du rêve, qui nous fascinent, nous subjuguent

Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.

Colère sur pellicule : Travis Bickle, le couperet de « Taxi Driver »

Travis Bickle pourrait être l'ambassadeur de la colère au cinéma. Il sillonne de nuit un New York qu'il abhorre. Il connaît l'échec en amour et en société. Insomniaque, il observe, médusé, la vie nocturne d'une métropole qu'il pense rendue au dernier degré de la perdition. C'est ce sentiment tenace et angoissant qui va donner au film de Martin Scorsese ses principaux ressorts dramatiques, et quelques plans iconiques inoubliables.

Tristesse sur pellicule : Théodore, l’amoureux mélancolique de Her

Théodore dans Her, la douce mélancolie d'un être seul qui fait verser autant de larme de bonheur que de tristesse. Un personnage qui marque et accompagne nos vies par sa poésie et sa délicatesse.

Le cinéma des Wachowski : synonyme de liberté

Quand on parle de liberté au cinéma, de scruter ce fameux système hollywoodien binaire et capitaliste, quand on commence à débattre sur la puissance des choix de certains personnages dans différents films, quand on imagine un cinéma fait d’influence, de revendication de mœurs, de respect du genre et de multi culturalisme autant sociétal qu’artistique, un nom vient en tête très rapidement : celui des sœurs Wachowski.

Cette Nouvelle Vague qui nous a tant ballottés…

La Nouvelle vague a influencé des générations entières de cinéastes. Elle a révolutionné les méthodes de production du cinéma français, donné vie à la politique des auteurs, installé au panthéon des réalisateurs tels que François Truffaut ou Jean-Luc Godard, offert au septième art quelques-uns de ses plus grands films. Retour sur les origines d'un mouvement imprescriptible...

La violence dans le cinéma de Nicolas Winding Refn

A l'occasion de la sortie prochaine de sa série Too Old to Die Young, revenons sur la filmographie du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, et sur la violence inhérente à ses œuvres.

François Ozon, cinéaste de l’étrange intimité

Sexualité, ambiguïté, identité, autant de thèmes personnels et passionnants à l'écran, surtout quand c'est François Ozon qui s'en sert. Retour sur l’œuvre de l'un des plus grands réalisateurs français à l'heure de la sortie de Grâce à Dieu.

La ville au cinéma, un personnage à part entière ?

On la trouve en sous-texte dans n'importe quel bout de péloche : la ville est un lieu d'action, un cadre spatiotemporel, le révélateur d'un milieu ou d'une fonction, un élément qui amorce l'intrigue ou lui donne corps. De Fritz Lang à Hayao Miyazaki en passant par Martin Scorsese ou Woody Allen, nombreux sont les cinéastes à l'avoir exploitée et érigée en personnage à part entière. Elle est tour à tour chiche, grandiose, contemporaine, futuriste, délabrée, high-tech, surpeuplée ou vidée de ses forces vives.

Time and Tide : Le Big Bang de Tsui Hark

Œuvre du come-back, Time and Tide se pose ainsi comme la profession de foi absolutiste d’un cinéaste résolu à remettre son médium sur la table d’opération. Le film génère l’image d’une pré-civilisation primitive qui se grave au fer rouge dans la rétine du spectateur pour l'atteindre jusque dans son câblage cognitif.

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En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.