Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Les Âmes sœurs est le 28e film d'André Téchiné comme réalisateur. C'est un film de corps, de relation à réinventer. Surtout, c'est un film où la direction d'acteurs est superbe entre émancipation d'un côté et animalité de l'autre, un film d'âmes blessées qui se retrouvent, un film sans passé qui se donne un avenir. Les personnages incarnés par Noémie Merlant et Benjamin Voisin inventent ensemble un nouveau langage et s'ouvrent de nouvelles perspectives, sans que le réalisateur ne les juge ni ne les piège, mais plutôt les filme avec beaucoup d'épure.
The Quiet Girl de Colm Bairéad est un superbe premier film irlandais qui laisse à sa jeune protagoniste, sans aucune brusquerie, toute la place et tout le temps pour se révéler aux autres et surtout à elle-même ...
Certains points d’arrivée correspondent à un point de départ. Levan Koguashvili évoque ainsi le quartier de Brooklyn, spécifiquement sur Brighton 4th, où les immigrés Géorgiens se réunissent.
Avec Le Cours de la vie, Frédéric Sojcher signe son cinquième long-métrage. Ce film très personnel poursuit l’étude du rapport entre réalité et fiction, chère au cinéaste, en s’inspirant directement de son métier d’enseignant universitaire. Le film propose ainsi une masterclass sur la construction du scénario, mais surtout une leçon de vie, à travers le lien indéfectible entre l’expérience vécue et l’art de l’écriture. Traité avec pudeur et retenue, Le cours de la vie manque un peu de chaleur, de rythme et d’originalité pour convaincre pleinement mais nous fait passer un bon moment réflexif sur l’écriture et le sens de la vie.
Justesse du récit, des situations, crédibilité, tension et suspense révélés dans l’intériorité et la sincérité des destinées font du prix du passage une belle aurore pour ce printemps du cinéma.
Il existe autant de raisons de se détester que de s’aimer. Ce mélodrame porte en lui cet optimisme, avec une grande sincérité et une tendresse bouleversante, car au fond, son auteur ne demande rien de plus qu’à conter "Une Histoire d’amour", dans la joie et la mélancolie.
Les films d’animation japonais reviennent en force, en passant par les plus grands festivals, afin que l’on continue de célébrer un art entre tradition et modernité. C’est en tout cas ce que Makoto Shinkai soutient dans sa dernière œuvre, Suzume, qu’il arrose généreusement d’humour, d’élans épiques et d’une tendresse qui ne cessent de nourrir son imaginaire.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.