Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Connaissant son amour pour le patrimoine cinématographique français, il était sans doute écrit que Woody Allen tournerait un jour un film dans la langue de Molière. Il aura finalement attendu d’avoir atteint l’âge vénérable de 87 ans pour franchir le pas, et encore cette initiative est-elle due en grande partie à son statut de paria dans son pays natal… Tourner dans une langue étrangère est un obstacle de taille, au-dessus duquel le metteur en scène new-yorkais a pourtant bondi avec l’agilité de ses vingt ans.
Les vétérans de la castagne et des courses-poursuites improbables rempilent dans ce qui ressemble à un chant du cygne. Si ça ne semble pas être dans les tuyaux de Stallone et de sa bande testostéronée, il est grand temps d’y songer car Expendables 4 arrive au point de non-retour. Paresseux, bruyant, exaspérant… les qualificatifs ne manquent pas pour définir ce flop à la hauteur de notre déception !
S’il faut parfois mentir à soi-même pour rêver un peu, c’est bien toute la tragédie de Lydia, incapable de dissocier ses désirs de la réalité. Dans une effroyable escalade de mensonges, Iris Kaltenbäck nous immerge alors dans l’immense solitude de son personnage, qui tente d’atteindre le pinacle de son déni à tout prix, Le Ravissement. Un titre aussi ambivalent que son héroïne !
Le Consentement est un grand livre, sa fidèle adaptation cinématographique fera date. Séduction, emprise et destruction en règle d’une très jeune adolescente par un écrivain célèbre aux mœurs dépravées dans une époque étonnamment permissive. Un film indispensable à mettre sous (presque) tous les yeux... avec avertissement.
Après avoir signé Star Wars : A Rogue One Story, soit l'un des meilleurs opus de la saga, Gareth Edwards revient avec un nouveau film de science-fiction. Peu aidé par un budget réduit, le réalisateur parvient malgré tout à offrir un magnifique produit de cinéma. Il est d'autant plus dommage qu'avec The Creator, il passe à côté d'une grande promesse du projet : un univers digne de ce nom.
Bernadette est un biopic original, traitant de la famille autant que de la politique, dans un contexte où la Première Dame doit redorer son image aux yeux de l'opinion publique.
N’attendez pas trop de la fin du monde, de Radu Jude : Comme son titre à rallonge, ce film n’a pas peur d’étirer sur plus de 160 minutes le récit de la vie éreintante de ses deux Angela, au service des riches et des puissants, mais qui ne s’en laissent pas compter pour autant. Le fond autant que la forme sont jubilatoires et intelligents et montrent une fois de plus que le cinéaste roumain est au-dessus du lot
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.