Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Thor 2 est un blockbuster de bonne facture, même si la bataille finale bien que dantesque n’arrive pas à la cheville d’Avengers, bien plus spectaculaire, toutefois le film reste un bon divertissement avec de l’action, de l’humour et une photographie magnifique.
Dans le film Matrix Morpheus déclare à son élu Néo « il y a une différence entre connaitre le chemin, et arpenter le chemin », Curtis décide de prendre ce chemin même si en cours de route, il découvrira que toutes les routes vers la liberté sont maculées de sang et de larmes.
La Vie d’Adèle est un grand film d'amour et d'apprentissage, filmé avec radicalité et un réalisme bouleversant. L'amour universel, l’éveil merveilleux, la passion qu’il procure, mais aussi ses bassesses, ses trahisons, et surtout le manque d'amour...
Huit ans après le très bon "Paradise Now", Hany Abu-Assad revient avec "Omar", un thriller efficace, haletant, un véritable film coup de poing qui vous scotche à votre siège pendant 1h30. "Omar", Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard...
"Gravity" est une collection d'images et d’émotions incroyablement bien réalisé, une odyssée cinématographique en 3D et en IMAX, parfaitement maîtrisé par un réalisateur qui dès les premières minutes projette le spectateur en apesanteur dans une vertigineuse danse avec les étoiles aux accents de voyages intérieurs.
Dans une atmosphère claustrophobe, cette héroïne complexe livre une véritable joute verbale, qui à certains égards rappelle "A Few Good Men" comme dans ce dialogue entre Nimrod et Anna «Un vrai combattant ne pas dénoncer quelqu'un», explique Nimrod. «Un vrai combattant connaît la différence entre le noir et blanc», répond Anna.
Un thriller âpre, dans la grande lignée d'un Pusher de Nicolas Winding Refn sans pour autant verser dans la violence esthétisante, glorifiant le sexe la drogue et le 9 mn. Northwest agresse par son ambiance ultra réaliste le spectateur, c’est une immersion en mode réel dans un univers effrayant...
Quatre années après réalisé Touching Home, les frères jumeaux Logan et Noah Miller nous plonge dans un Western déjanté avec des personnages très hauts en couleurs. Une douce vengeance (Sweet Vengeance est le titre original de ce film) est un film dans la tradition du western de vengeance à la Djanco, avec à l’instar de Kill Bill un personnage vengeur féminin.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »