"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Son épouse de Michel Spinosa n’est pas un film avec ses clichés sur l’Inde et sa spiritualité, c’est le voyage d’un homme et d’une femme vers la réconciliation, vers le pardon, la séparation pour commencer à vivre...
Pitch alléchant, casting en or, le nouveau film de Georges Clooney Monuments Men est divertissement au ton Léger, nourrie d’une réflexion sur l’art même si le film n’est pas à la hauteur de son ambition...
Bien que n’ayant pas la profondeur, les valeurs qui ont constitués l’intérêt du 300 originel, le film assure malgré tout le spectacle avec des scènes de violence glorieuse poétisée...
Un huis clos nocturne sous tension mené par deux monstres sacrés, le réalisateur du Tambour construit un véritable thriller psychologique où le choix des mots est déterminant. Une véritable partie d’échec,..
Dans l’Ombre de Mary, la promesse de Walt Disney (Saving Mr Banks) conte la genèse de Mary Poppins, les résistances et critiques de Pamela Travers, auteur de Mary Poppins.
Lego the movie est un rêve de geek, un énorme coffre au trésor de la pop culture, farfelus, fun, on pourrait croire que le scénario est fait pour les enfants de 8 ans mais...
The Grand Budapest Hotel est avant tout un voyage dans un monde de fantaisie burlesque avec des scènes d’une rare virtuosité et de grands moments d’humour comme la scène des 3 coups de poings.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.