"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
The Best Offer est un film peu conventionnel, sur fond de thriller romantique et d’arnaques aux ventes aux enchères, il aborde des thèmes comme la contrefaçon, l’identité et l’art...
Une comédie hilarante aux répliques cocasses, portés par des acteurs exceptionnels, le couple formé par Christian Clavier et Chantal Lauby est parfait en parent conservateur, dépassé par l’irruption de cette mixité culturelle...
De toutes nos forces de Nils Tavernier est un film d’une grande authenticité porté par trois acteurs Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Héraud (Julien), cet adolescent vit dans un fauteuil roulant, pour réaliser son rêve, il lance un défi à son père, qui supporte mal le handicap…
Apprenti gigolo a tout de l’hommage à Woody Allen, joliment réalisé avec la ville de New York en toile de fond, la musique jazzy, la photographie aux tons délicats et chaleureux...
Le réalisateur Darren Aronofsky aborde des thèmes intéressants dans ce péplum biblique, comme la gestion des ressources, une préoccupation mondiale actuelle, dans ce sens, Noé est une métaphore de notre monde…
Captain America : Le Soldat de l'hiver est un film réalisé avec intelligence, nuancé, avec de vrais héros qui souffrent et se posent des questions, une profondeur à souligner dans cet univers Marvel..
Même si le long métrage s’essouffle sur la durée, Her est un conte d’anticipation, une dystopie d’une lucidité prodigieuse, un beau tableau effarent sur la solitude à l’ère du numérique sur une musique aux rythmes lents parfaitement intégrée aux images...
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.