Critiques films

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

Le Cinquième Pouvoir, un film polémique : La Critique

"Le Quatrième pouvoir" (2013) de Dennis Gansel, thriller allemand sur le pouvoir des médias s’interrogeait sur la puissance d’un pouvoir en perte de vitesse à l’heure d’un autre contre pouvoir, l’Internet que représente Wikileaks et son apôtre Julian Assange qui d’un seul clique peut tout faire basculer.

Critique du film Don Jon, de Joseph Gordon-Levitt

La réflexion est adroite en abordant deux conceptions de l’amour, du sexe nés d’un gavage l’un au porno, l’autre aux comédies guimauves. Don Jon retranscrit ce processus d’influence imposée par la société que l’on retrouve dans l’air du temps. Cette libido qui ne trouve sa satisfaction que dans le virtuel est une assez bonne observation d’une génération élevée dans le porn.

Le Loup de Wall Street, un film de Martin Scorsese : Critique

Un film rock & roll, jouissif, déjanté, alcoolisé et drogué. Le Loup de Wall Street dépeint le hurlement d'une meute de loups sur un ton sulfureux, délirant et outrageant. Une enivrante leçon de cinéma de la part de Scorsese, un maître du 7ème art.

Le Hobbit : La Désolation de Smaug : Critique du film de Peter Jackson

Malgré ses défauts on retiendra l’image sublime du dragon recouvert d'or, comme le dit Bilbo, "les légendes minimisent sa grandeur": le monstre, interprété par Benedict Cumberbatch, est terrifiant et ultra charismatique. La scène du face à face Gandalf / Sauron est également grandiose !

Critique : Hunger Games – L’embrasement, un film de Francis Lawrence : Critique

Un blockbuster incendiaire, dénonciateur d'un système politique orwellien, plus prenant avec des scènes de jeux intenses, plus drôle, plus adulte aussi, et visuellement le film est sublime avec les décors démesurés du Capitole et de magnifiques costumes signés Trish Summerville.

Capitaine Phillips, la critique : un thriller maritime époustouflant

Greengrass offre aussi dans ce long-métrage une réflexion captivante sur les effets pervers de la mondialisation avec un Tom Hanks, magistral dans le rôle du Capitaine Phillips, un homme qui dira au début du film « le monde d'aujourd'hui est dangereux mais tout se passera bien, c'est une certitude ».

Cartel, la critique : le thriller de Ridley Scott

Un film vraiment singulier, que l’on aime ou déteste, car Cartel est un de ses rares films où les parties dialoguées (environ 90% du film) servent à traiter de la condition humaine, à poser des questions existentialistes.

Malavita, un film de Luc Besson : Critique

Malgré un scénario un peu léger, Malavita reste un bon pastiche bourré d'hommages à prendre au second degré, avec un formidable Robert de Niro à la tête d'une famille de frappadingues, les acteurs qui interprètent les mafieux New-yorkais ont la gueule de l'emploi...

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