Critiques films

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

Critique : Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

Yves Saint Laurent s’intéresse davantage à la vie de l’artiste, de l’homme Yves Saint Laurent, qu’à la création artistique elle-même. Le spectateur est ainsi le témoin privilégié de la passion amoureuse entre Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, de leur timide rencontre chez Dior à la fin des années cinquante jusqu'à la fin du couturier, perdu dans ses mystérieuses pensées.

Mandela : Un long chemin vers la liberté de Justin Chadwick

Mandela, un long chemin vers la Liberté de Justin Chadwick demeure une épopée émouvante, une ode à l'antiracisme et la non-violence, un témoignage optimiste pour l’humanité : chaque combat n'est jamais perdu d'avance ; « penser c’est dire non » comme l’affirmait le philosophe Alain, et la résistance à l’oppression est un combat intemporel.

Fruitvale Station : la critique du film de Ryan Coogler

Le 1er janvier 2009, un jeune Noir, Oscar Grant, est abattu sur le quai du métro par la police des transports à Fruitvale, Californie. De ce terrible fait divers, Ryan Coogler réalise un témoignage noble, simple d’un jeune homme qui avait ses défauts, ses doutes, ses qualités, sa joie et ses peurs...Fruitevale Station est un film sincère, à la mise en scène intimiste, qui nous emporte dans une histoire bouleversante à la fin terrifiante.

Du sang et des larmes : Critique du film de Peter Berg

Du sang et des larmes c’est l’enfer couché sur une pellicule qui vous fait sentir le goût du sang dans la bouche, la peur qui vous prend aux tripes, les larmes dans les yeux. Ces soldats en bavent, cette réalité sanglante, cette poussière qui vous enflamme la gorge happe le spectateur frontalement dans une tragédie prenante, un cauchemar apocalyptique.

Jamais le premier soir : Critique du film de Mélissa Drigeard

Jamais le premier soir, une comédie romantique qui s’amuse de tous ces gourous...Une satire sur cette recherche du bonheur systématique dans des livres, des coachings, des séances chez le psy… Une recherche du bonheur éperdue pour un bon nombre de personnes dans une société en crise qui ne voit pas parfois que ce qu’ils cherchent est à la portée de leurs regards.

La Vie rêvée de Walter Mitty : Critique du film de Ben Stiller

Walter Mitty est un homme ordinaire, qui n'ose s'évader que dans ses rêves drôles et extravagants, jusqu'au jour ou on lui demande un négatif très important qui ne figure pas dans les archives, Walter trouve la force de sortir de sa bulle et retrouver le fameux cliché égaré du légendaire photographe globe-trotteur Sean O'Connell (Sean Penn).

La Reine des Neiges, un film de Chris Buck, Jennifer Lee : Critique

La Reine des Neiges est un long métrage au scénario contemporain, une féerie hivernale combinant amour et aventure, mais aussi des rebondissements, avec des moments déchirants, d'autres très drôles ainsi que des protagonistes très attachants.

Critique du film Le Manoir Magique : Une animation féerique et festive

Le Manoir Magique nous plonge dans un univers féerique de gags burlesques ou la 3D est vraiment immersive, on se surprend à vouloir éviter les objets. Une grande réussite visuellement, un moment poétique, pétillant à apprécier en famille au son d’une musique jazzy pop folk anglaise composée par Ramin Djawadi.

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