Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Prisoners de Denis Villeneuve est un film ambitieux, complexe qui vous oblige à vous poser des questions qui n’ont pas de réponses faciles. Un film tissé comme une toile où apparaisse de fausses pistes avec de nouveaux suspects et des indices disséminés en trompe l’œil.
Même si ce premier film a ses défauts comme ses flous qui entachent çà et là le récit, (un reproche qui peut se comprendre), surtout si on s’attendait à une analyse approfondie face aux nombreux doutes et controverses sur cet assassinat. Sauf que Parkland est avant tout une immersion dans le traumatisme, le désespoir d'un pays entier à travers le regard de personnes ordinaires vivant en direct le drame.
Dans la continuité du premier volet, Insidious : Chapitre 2 fait penser à cette boite à maléfices d’où s’échappent des entités malveillantes, un peu comme dans ceux que l’on voir dans les fêtes foraines et certains cirques offrant des spectacles de créatures venant de l’au-delà dans un décor lugubre et glacial.
Le coté parodie est totalement assumé, what the fuckesque au possible, Machette Kills est un film kitsch, à l’humour grinçant où les scènes extravagantes font le spectacle comme la scène de l'hélicoptère à elle seule, elle vaut le déplacement, le harpon, l’électrocution du soldat, les «armes» de Desdemona…
Rush est un film qui a su capter l’essence de deux hommes qui ont en commun l’amour du sport automobile mais à l’approche totalement différente de la F1, ce qui rend leurs duels mythiques. Un film non seulement visuellement époustouflant magnifié par la superbe musique de Hans Zimmer, mais aussi captivant car au-delà du combat de gladiateurs entre les deux rivaux, Rush montre le respect, l’admiration mutuelle qu’éprouvent les 2 pilotes.
En faisant tomber l’illusion de la richesse, Wood Allen conte une tragédie, on est loin des héros qui se relèvent, cette Jeanette-Jasmine, semble être une descendante de Blanche de Tennessee Williams, notamment dans sa vision du passé et du présent qu’elle est incapable d’accepter.
Une belle romance, les Amants du Texas est un film touchant, épuré, presque muet, emmené par un trio d’acteurs tous exceptionnels. Pourtant même si le film est tourné dans une belle lumière, même si la mise en scène est bien faite, c’est trop lent, beaucoup trop lent à un point que ça en devient soporifique. En conclusion bravo pour la photographie, le casting, mais il manque dans ce film, l’émotion, elle reste à la surface…
Le film plaira certainement aux fans de cocktails alliant survival gore et humour gras, quant aux autres ils devront attendre une suite des aventures de Riddick, en espérant que Twohy et Diesel se rattraperont en livrant un film où l’intelligence et l’imagination seront aux rendez –vous.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »