Critiques films

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Sex Tape, un film de Jake Kasdan : Critique

Sans être foncièrement déplaisante, cette comédie est loin de remplir toutes ses promesses, et ressemble bien trop à une publicité pour Apple. Malgré quelques bonnes idées...

Critique : Gloria, un film de Sebastien Lelio

Veuve et solitaire, Gloria navigue entre un travail prenant qu'on imagine peu gratifiant et des virées nocturnes essentielles pour son bien être. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance d'un homme qui prendra une importance considérable dans sa nouvelle vie.

Critique : 3 Cœurs, un film de Benoît Jacquot

Présent à la projection, Benoît Jacquot explique qu’il voulait montrer le cœur à la fois comme un organe vital (une pathologie cardiaque pour l’un des personnages) et comme source d’élans poétiques et de sentiments amoureux...

Critique : Métamorphoses, un film de Christophe Honoré

Les métamorphoses ainsi racontées, synthétisées et mises en image par Christophe Honoré, figurées par de jeunes acteurs à l’allure contemporaine frappent par une constante : elles sont dictées toutes par le désir ou la répulsion, la jalousie, la fidélité et l’infidélité...

Perfect Sense, un film de David MacKenzie : Critique

Belle expérience de cinéma qui nous change quelque peu des sempiternels films empesés sur la déliquescence morale de notre monde, « Perfect Sense » n’est pourtant pas exempte de défauts majeurs qui amenuisent sa portée et sa force de conviction.

Calvary, un film de John Michael McDonagh : Critique

Calvary n’est pas à proprement parlé le film de l’année, mais sur le thème du rôle de la foi dans une société moderne, il est certainement ce qui s’est fait de mieux depuis fort longtemps. Regard désenchanté sur une société qui oublie « l’être » au profit du « paraître » et de « l’avoir »...

Hippocrate, un film de Thomas Lilti : Critique

Si Hippocrate est indéniablement un film d’une rare justesse sur le milieu hospitalier, le film s’avère en revanche trop peu ambitieux, trop peu marquant, peut-être trop romancé pour laisser une impression aussi durable que Polisse.

Cet été-là, un film de Nat Faxon et Jim Rash : Critique

Cet été-là est une comédie dramatique, qui demande un peu de patience, pour être appréciée. Un sujet classique, un traitement qui semble l'être aussi. Mais au final, on a un film touchant et émouvant, qui parle de la difficulté de grandir, aussi bien du côté des adolescents, que de celui des adultes.

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