Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
En ce 13 mai 2015, jour de l’examen du dernier recours du français Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie, Cineseries-Mag aborde la question de la peine capitale au travers du long-métrage Le Pull-Over Rouge de Michel Drach.
Giselle est un exercice rare de ballet transposé pour le cinéma. Le résultat est une réussite qui transcende les genres et devient une porte d'entrée idéale au ballet classique pour les plus récalcitrants.
Julius Avery ne maitrise ni son scénario, ni son rythme et encore moins son Ewan McGregor en toute petite forme. Tout juste reste-t-il d'honorables courses-poursuites pour éviter le naufrage.
On est frappé par l'esthétique du film Hyena, dès la première scène, où la brutalité des faits est fascinante, dans une boite de nuit, illuminée par des spots d'une bleutée envoûtante, le tout sous la musique hypnotique de Matt Johnson.
All Is Lost est un incompréhensible échec, car Robert Redford campe un époustouflant navigateur qui se retrouve seul, perdu en mer, face à l'acharnement des éléments.
Naruto the last est un film au rythme étrange : à l'aspect comédie romantique plombé par la timidité pathologique des deux héros s'ajoute une structure extrêmement répétitive.
Russel Crowe signe ici son premier et choisit de traiter une page difficile de la Première Guerre mondiale. S'il ne réussit pas tout, son film à le mérite de la sincérité et d'une grande humanité.
Un Voisin Trop Parfait, qui met en scène une Jennifer Lopez réduite à un rôle de "cougar" magnifique, racole à un point qui tombe dans le ridicule, à oublier...
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.