Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Taj Mahal, un film de Nicolas Saada: Critique

La vacuité de ce vacarme est amoindrie par la sincérité du propos que veut faire passer Nicolas Saada, mais est-ce suffisant pour en faire un film recommandable?

Babysitting 2, un film de Nicolas Benamou et Philippe Lacheau: Critique

Babysitting 2 est dans la parfaite lignée du premier Babysitting, mais le concept commence à tourner en rond, malgré des acteurs qui se lâchent et un humour qui parvient partiellement à se renouveler.

Pourquoi j’ai pas mangé mon père, un film de Jamel Debbouze : Critique

Pas sûr que les fans les plus assidus de l’humoriste puissent avoir leur compte avec ce long-métrage. Pourquoi j’ai pas mangé mon père a beau partir d’une idée novatrice pour le cinéma français, il n’est finalement rien d’autre qu’un cuisant échec sur bien des points.

Le Grand jeu, un film de Nicolas Pariser : critique

Le Grand jeu est un premier film ambitieux - mêlant politique et intimité des personnage. Melvil Poupaud et André Dussolier sont réunis à l'écran autour de savoureux dialogues à l'esprit critique.

Le Voyage d’Arlo, un film de Peter Sohn : Critique

Le voyage d'Arlo est un Pixar fade, incapable de réinventer le genre dans lequel il excelle pourtant. De cette année 2015, on gardera plutôt en tête le très bon Vice-Versa, qui a davantage su briller par son originalité.

Le Pont des Espions, un Film de Steven Spielberg : Critique

Après Munich ou Lincoln, Steven Spielberg revient avec un film historico-politique. Le Pont des espions, histoire d’espionnage au cœur de la Guerre Froide, offre une réflexion pertinente sur le patriotisme et prouve que le réalisateur américain n'a rien perdu de son talent.

Docteur Frankenstein, un film de Paul McGuigan : Critique

Efficace mais limitée, cette relecture très rock 'n' roll du mythe de Frankenstein vaut surtout pour son duo d'acteurs impliqué et attachant : James McAvoy et Daniel Radcliffe.

Le Sanctuaire, un film de Corin Hardy : Critique

Révélé à Sundance, Le Sanctuaire est assurément l'une des révélations de cette année ! Entre Del Toro et les films de la Hammer, le premier long métrage de Corin Hardy est un conte sombre aussi efficace que soigné qui donne un sacré coup de fouet à un genre qui en avait bien besoin.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.