Critiques films

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Bad Boy Bubby, un film de Rolf de Heer: critique

Bad Boy Bubby de l'australien Rolf de Heer n'a pas pris une ride depuis sa première sortie en 1993. Satire féroce, conte poétique, film expérimental, il est tout ça à la fois, pour le plus grand bonheur des cinéphiles. Retour sur un film culte, de nouveau en salles ce 11 Novembre 2015. Sat

La Dernière leçon, un film de Pascale Pouzadoux : Critique

C'est en effet le problème, en se fixant comme objectif de toucher le "grand public", Pascale Pouzadoux se perd dans les clichés habituels. [...]L'ensemble reste donc à la surface sur la terrible acceptation des proches face à la volonté de mourir. Le paradoxe se crée et le spectateur est tendu entre ennui pathétique et rigidité solennelle.

Bang Gang, un film d’Eva Husson: Critique

Bang Gang (une histoire d'amour moderne) ou les amours orgiaques d'une bande de lycéens qui découvrent le sexe. Ce teen movie français d'Eva Husson tente de se départir de certains passages obligés du film d'adolescents, elle n'y parvient qu'à moitié.

Madame Bovary, un film de Sophie Barthes : Critique

Madame Bovary est donc un long-métrage sans réel intérêt, un bourbier de soi-disant bons sentiments, avec une intrigue des plus superficielles, et qui puise (péniblement) sa force dans deux acteurs : Paul Giamatti et Rhys Ifans.

Moonwalkers, un film d’Antoine Bardou-Jacquet: Critique

Plutôt que prendre au sérieux son pitch, le film joue avec l’esprit psychédélique de l’ère hippie à travers une direction artistique, et notamment des costumes criards et des décorations ultra-kitsch, mais aussi des scènes de trips sous acide, qui sont toutes de pures réussites visuelles et comiques.

Le Fils de Saul, un film de László Nemes : Critique

L'ambiance est écrasante et mortifère, les chances d'en sortir indemnes semblent invraisemblables, et pourtant il s'agit d'un moment de cinéma fascinant. Jamais l’horreur de la Shoah n'avait semblé aussi palpable qu'à travers cette étonnante mise en scène subjective qui, finalement, n'en montre que très peu.

À vif ! « Burnt », un film de John Wells: Critique

Avec "À vif !" ("Burnt"), Bradley Cooper revient dans les salles obscures nous cuisiner quelques mets, mais le film de John Wells est-il aussi bon que ce qu'il cuisine ?

Avril et le monde truqué, un film de Franck Eckinci et Christian Desmare: Critique

Avril et le monde truqué développe une intrigue qui rappelle trop les aventures décrites dans Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran (2003). Le même postulat de base, le même plan des antagonistes et la même morale écolo dans l'air du temps, le panache en moins. Et si l'univers de Tardi aurait pu rattraper le coup, force est de constater que le dessinateur ne s'est pas vraiment démené sur ce coup là, reprenant les archétypes qu'il avait déjà créé pour Les aventures d'Adèle Blanc-Sec.

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