Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Critique de Code Momentum de Stephen S. Campanelli, un film d'action explosif porté par Olga Kurylenko, disponible en e-cinema à partir du 13 novembre.
Grâce à un scénario dépourvu de jugement moral, à une mise en scène soignée et à un casting des plus convaincants, Made In France réussit à nous immerger dans une course contre la mort ultra-nerveuse et surtout à imposer une réflexion anti-manichéenne sur les ennemis de la civilisation occidentale.
Avec Seul sur Mars, Ridley Scott signe une aventure à la richesse folle, humour, suspense et émotion sont aux rendez-vous de ce film spatial de survie alternant entre légèreté et intensité...
Pourvu d'un scénario classique et de moments proche du ridicule, Pan reste un film visuellement superbe et ambitieux qui assume pleinement son excentricité avec sa mise en scène inventive et habile ainsi qu'un casting over the top et globalement convaincant.
Mune, le gardien de la lune d'Alexandre Heboyan et Benoît Phillippon, est un conte mêlant mythologie et onirisme. L'univers du film est plein de poésie, on peut cependant reprocher un manque d'audace dans la création des personnages .
Guillermo del Toro est mis à l'honneur au Festival Lumière 2017. Pour l'occasion, CinéSéries revient sur la filmographie du maestro. Et on commence par son dernier film en date, Crimson Peak.
Après onze ans d'absence, Jean-Paul Rappeneau est de retour avec Belles familles, film choral et "roman familial" au casting trois étoiles, mais au scénario assez creux. Cette histoire est en effet assez peu accrocheuse tant elle mène à une conclusion assez attendue et plutôt décevante. En gros, "qui se ressemble, s'assemble". Soit, sans grande surprise, les deux figures aussi abstraites qu'électriques du film : Amalric et Vacth. Pour le reste, on sourit parfois, mais cette histoire d'allers-retours reste très longue (près de 1h53) et manque parfois cruellement d'intérêt.
Raging Bull est issu de la collaboration fructueuse entre Martin Scorsese et Robert de Niro. Ce film, c'est l'ascension et la chute du héros, personnifiées par De Niro.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.