Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Paris-Willouby, un film de Quentin Reynaud et Arthur Delaire : Critique

Manque de respect profond pour le spectateur ou pour la profession ? Les deux jeunes réalisateurs pondent cet exercice déjà vu revu et rerererevu sans y apporter la moindre intelligence ou subtilité de ton, ambition artistique. A défaut, les moins cinéphiles peuvent s'attendrir et crier "c'est mignon!" Non, la colère monte, car tandis que de véritables cinéastes en devenir s'évertuent de trouver quelques billets pour un film travaillé et à plusieurs niveaux de lecture, Paris-Willouby, fade et superficiel film de famille, a reçu un véritable budget et une distribution !

The Revenant, un film d’Alejandro González Iñárritu: Critique

En dehors de sa scène d'ouverture et derrière un travail esthétisant remarquable, le film se révèle finalement assez pauvre en fulgurances visuelles. Et plus le film avance, moins le pouvoir immersif et la tension ne réussissent à faire mouche. Un comble pour le projet qui reposait sur son coté sensoriel et le partage de la souffrance vécue par son héros.

Legend, un film de Brian Helgeland : la Critique

Lors de l'Arras Film Festival, nous avons découvert "Legend", le nouveau film du réalisateur et scénariste Brian Helgeland à qui l'on doit les scénarios de "Payback", "The Green Zone" ou encore "L.A. Confidential". Mais alors, son nouveau métrage est-il un film de gangster innovant et inventif, ou alors une double publicité pour la double performance de Tom Hardy ?

Le Garçon et la Bête, un film de Mamoru Hosoda : Critique

Le Garçon et la Bête est le récit initiatique de Ren un enfant orphelin perdu dans le monde des Bêtes recueilli par l'une d'entre elles, le puissant Kumatetsu qui est aussi fort qu'il est paresseux et égocentrique. La rencontre de ces âmes solitaires va les mener bien plus loin que ce qu'ils peuvent imaginer.

Tout Schuss, un film de François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard : Critique

Tout Schuss est une comédie française standard, qui ne propose aucune innovations, qu'elles soient scénaristiques ou esthétiques. Seuls les jeunes (futurs nouveaux acteurs français?) apportent une légère bouffée d'air frais dans ce film, qui ne fera ni chaud ni froid aux spectateurs.

Carol, un film de Todd Haynes : Critique

Sous une apparence de glace , les héroïnes de Carol, le nouveau film de Todd Haynes, brûlent d'une passion brillamment racontée par le cinéaste. Cate Blanchett et Rooney Mara au top pour une histoire d'amour compliquée, comme toutes les autres ...

Creed, un film de Ryan Coogler : Critique

Le relais entre l’ancienne et la nouvelle génération se fait de façon magistrale, aussi bien entre boxeurs dans le film qu’entre modèles cinématographiques dans la réalité, à tel point que Creed devrait s’imposer comme un exemple dans la façon dont le recyclage des vieilles recettes peut être synonyme de renouveau.

Je vous souhaite d’être follement aimée, un film d’Ounie Lecomte : Critique

Je vous souhaite d’être follement aimée, le nouveau film d'Ounie Lecomte, est un film idéal (casting, musique, scénario même si on peut le trouver un peu foisonnant). Alors que c’est une pure fiction, le film crie la sincérité d’Ounie Lecomte, sa souffrance d’enfant abandonnée aussi, et cette onde se transmet au spectateur de manière bouleversante.

Newsletter

À ne pas manquer

Le Principe de Wellington : l’aveu en énigme

Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Géographie du rap » : musique périphérique

Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.