Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Cop Car, ou la preuve qu’une mise en scène maitrisée et une direction d’acteurs carrée suffisent pour mettre au point un thriller efficace. Malgré son pitch maigrelet et son économie de dialogues, ce film sans prétention se révèle être doté de bonnes idées, à commencer par son parti-pris, presque horrifique, de plonger deux enfants innocents dans une spirale de violence meurtrière. A la fois radical et divertissant.
Avec son nouveau film Maggie a un plan, la cinéaste Rebecca Miller réussit la gageure de cacher sous des airs de comédie une vraie étude des moeurs modernes, où les maris et les femmes peinent à trouver leur vraie place.
Il y a deux ans, cette petite comédie a connu un vif succès en Espagne. La voilà qui arrive enfin chez nous. L'occasion de rencontrer une femme dont on ne pourra qu'apprécier le franc-parler. Dans un esprit que l'on pourra toujours qualifier d'œdipien, Paco Léon filme sa mère en faisant d'elle un pur personnage de cinéma, à la fois redoutable et irrésistible. Son scénario un peu foutraque ne l'empêche pas de dresser une peinture acerbe d'une société devenue, malgré elle, odieusement individualiste. Surprenant.
Techniquement spectaculaire, avec une pléthore de super-héros, de l'action, de l'humour, Civil War n'est pas le Marvel ultime. Manque d’ambition ? Refus de donner de vrais enjeux ? On ne peut s’empêcher de regretter l'absence de grandeur de cet opus qui aurait pu aboutir non pas à un bon film mais un grand film.
La réalisation est efficace avec de superbes plans panoramiques et des plans d’ensemble en plongés et en mouvement qui servent à la contemplation de ces terres désolées. Tout ce voyage est magnifié par ces paysages...
Eddie The Eagle est une vraie bonne surprise. Ce biopic d'Eddie Edwards, sportif britannique raté mais ayant réalisé son rêve, permet à Hugh Jackman et Taron Egerton de nous offrir deux prestations drôles et touchantes qui donnent la pêche !
Everybody wants some !! , le nouveau film de Richard Linklater rate sa cible, à force de réduire son univers à un microcosme qui ne touche personne, même pas les joueurs de baseball des Colleges dont il est question, tant le sujet est traité en surface. Déception.
En s'attaquant à La Seconde Guerre Mondiale, le réalisateur de RoboCop et Basic Instinct livre un film personnel sur la violence et la bestialité humaine, une œuvre lucide et courageuse.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.