Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Into the Wild, un film de Sean Penn : Critique

En 2008 Sean Penn réalise "Into the wild", road-movie désormais culte qui a bercé les pérégrinations intellectuelles, morales et spirituelles de toute une génération.

Baden Baden, un film de Rachel Lang : critique

Baden Baden est le premier long métrage de la réalisatrice Rachel Lang. Elle compose le portrait d'Ana, une fille comme les autres, que l'on suit dans ses errances le temps d'un été.

Les Hauts de Hurlevent, un film d’Andrea Arnold : Critique

Les Hauts de Hurlevent est une nouvelle adaptation radicale du classique de la littérature anglaise d'Emily Brontë, réalisée par la nouvelle icône du cinéma britannique, et dans la poursuite d'une œuvre exigeante et personnelle.

Serbis, un film de Brillante Mendoza : Critique

Découvrez la vie routinière de la famille Pineda, tenue d'une main de fer par une matriarche bienveillante mais peu scrupuleuse, dont la principale caractéristique est de vivre sur son lieu de travail: Un cinéma porno désagrégé où fleurit parallèlement un vaste réseau de prostitution. Entre drame familial pour le moins original et regard acerbe sur la décadence morale de son pays, Serbis est certainement le film le plus foisonnant et le plus personnel du philippin Brillante Mendoza.

The end, un film de Guillaume Nicloux : critique

Gérard Depardieu a beau demeurer un objet de cinéma captivant, le manque de maitrise de Gillaume Nicloux pour retranscrire la perte de repère et le basculement dans une certaine folie de son personnage fait de ce petit conte fantasmatique un film mineur. Aurait-il mérité d’être tout de même diffusé en salles, où le pouvoir immersif aurait été naturellement accru ? C’est malheureusement difficile à défendre.

Mauvaise Graine, un film de Claudio Caligari : Critique

Mauvaise Graine, ultime film de Claudio Caligari, doit beaucoup à ses acteurs, tant ils s'avèrent poignants. Même si le thème peut commencer à être un tantinet lassant, on se passionnera pour cette amitié entre Cesare et Vittorio dont la descente aux enfers s’avérera brutale.

Camille Claudel 1915, un film de Bruno Dumont : critique

A l'occasion de sa sélection en compétion officielle à Cannes pour "Ma Loute", retour sur "Camille Claudel 1915", le dernier drame en date de Bruno Dumont avant son détour par la comédie burlesque avec "P'tit Quinquin". Le film sorti en 2013 mettait en scène de manière inhabituelle une Camille Claudel enfermée, portée par l'interprétation de Juliette Binoche

Nos souvenirs, un film de Gus Van Sant : Critique

Le nouveau Gus Van Sant déçoit fortement. Après avoir été conspué au dernier Festival de Cannes, on constate enfin l'ampleur de la catastrophe. Mal écrit, souvent mal joué et disposant d'une mise en scène impersonnelle, le film n'est qu'un drame existentiel mièvre et insignifiant qui traîne en longueurs et flirte avec le ridicule.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.