Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
L'adapation d'Angry Birds, jeu pour smartphone et tablette, s'avère plutôt ratée, tant le scénario est surfait et mal construit. Si les couleurs et le graphisme rendent le film un tantinet sympathique, les nombreuses défaillances laisseront comme un sentiment d'inachèvement chez le spectateur, qui ne prendra pas son pied comme il pouvait l'attendre. Il aurait été préférable de totalement quitter le jeu vidéo, et juste reprendre les personnages principaux, pour inventer une nouvelle histoire, moins prévisible et plus passionnante.
X-Men : Apocalypse, toujours réalisé par Bryan Singer montre l'ultime combat de nos x-men qui doivent accepter leur destin et protéger le monde du plus puissant des mutants, originaire d'Egypte, qui cherche à le détruire : Apocalypse.
Red Amnesia, le nouveau film de Wang Xiaoshuai est un film trompeur, faussement anecdotique, mais une vraie synthèse de la Chine schizophrénique d'aujourd'hui, entre communisme et libéralisme galopant.
Avec Vendeur, Sylvain Desclous s'intéresse au monde véreux de la vente. Même si quelques incohérences et facilités viennent ternir le scénario, les deux acteurs principaux, Gilbert Melki et Pio Marmai, font le boulot, et rendent ce premier long-métrage agréable.
Alors que son prochain film Sieranevada est en compétition au Festival de Cannes, Cristi Puiu nous avait ravi avec La Mort de Dante Lazarescu, une longue agonie dans le milieu hospitalier, lauréat du prix Un Certain Regard en 2005.
Selon Charlie de Nicole Garcia est un film choral où l'on suit sept hommes qui font face à un tournant de leur vie. Le portrait qu'elle en fait est parfois cruel, mais sans que cela ne soit jamais à désespérer.
La comédie romantique, Un homme à la hauteur, réuni pour la première fois Virginie Efira et Jean Dujardin qui finissent par tomber amoureux. On trouve ici une certaine originalité dans leur couple atypique avec une différence de taille de 40 cm qui les sépare...
Malgré son casting prestigieux, Criminal est un film d'action mou et insignifiant qui n'arrive pas à éviter le naufrage. On notera un premier tiers efficace et un traitement du héros plus "original" que la moyenne, ce qui ne l'empêche pas d'être un film pour lequel on préférera passer notre tour.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.