Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Avec Camping 3, Fabien Onteniente confirme son non-talent en terme de comédie française. Son dernier film échoue dans tous les domaines qu'il touche, que ce soit l'humour, le scénario ou la caractérisation des personnages. Patrick Chirac, au début un minimum attendrissant par sa naïveté, est aujourd'hui un crétin accompli, un beauf confirmé, entouré de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. On ne peut que passer son tour avec ce film.
Énième film d'horreur à jouer sur les mêmes effets de scénario et de mise en scène, Conjuring 2 n'a rien à apporter au genre, sinon une profonde lassitude. On regrette surtout que James Wan, qui a su il y a quelques années imposer son style, soit à présent devenu un yes-man qui ne peut (ou ne veut?) nous faire de nouvelles propositions.
Lady Susan Vernon n'est peut-être pas tout à fait la veuve joyeuse de Lubitsch, mais le film de l'américain Whit Stillman, Love & Friendship, une adaptation d'un roman de Jane Austen est éminemment jubilatoire, inventif tout en restant fidèlement austenien. Une belle réussite.
L'âge de glace : les lois de l'univers apporte une belle conclusion à Manny, Sid, Diego et leurs amis après toutes ces aventures. Bourré d'humour et d'explosions, ce film devrait satisfaire l'ensemble du public, malgré certaines lourdeurs dans le scénario à cause d'un trop-plein d'artifices...
Par amour ou simple fascination pour son patron interprété par Guillaume Canet, Christophine alias Charlotte Le Bon devient cobaye au cœur du froid polaire d'un laboratoire rempli de pingouins. Le secret des banquises, premier film de Marie Madinier distille une ambiance particulière et un humour rafraîchissant, sans oublier d'être aussi mystérieux que poétique.
L'Effet aquatique sera le dernier film de Solveig Anspach. Elle y distille de nouveau la fantaisie présente dans Queen of Montreuil. On retrouve d'ailleurs les mêmes personnages que dans ce précédent film, entre la France et l'Islande. A retrouver en salles le 29 juin.
Délocalisé au pays des Rosbifs, Conjuring 2 aura au moins le mérite de confirmer que James Wan est un maitre de l'horreur et que son film est un immanquable du genre.
Le monde de Dory, réalisé par Andrew Stanton, nous propose une histoire touchante, celle de Dory. Après avoir retrouvé quelques souvenirs, elle part à la recherche de sa famille avec ses amis Marin et Nemo.
Pixar développe une suite tout à fait honorable, dans la lignée du 1er en mélangeant légèreté, humour et émotion avec succès.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.