Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.
Eric Lavaine poursuit dans la voie des comédies intimistes entamée par Barbecue. Toujours maladroit dans la transposition des situations résolument comiques, le réalisateur fait toutefois preuve d'une volonté de sincérité dans la caricature de la vie quotidienne qui rend amusantes, voire même touchantes, certaines scènes de son film.
Adaptation du célèbre jeu vidéo Warcraft par Duncan Jones. Malgré les ambitions derrière le projet, le film peine à convaincre totalement et donne l'impression de voir défiler une cinématique de luxe.
Faut-il compter sur Verhoeven pour réussir, du haut de ses 77 ans, à bousculer le cinéma d'auteur franchouillard comme il a su le faire aux mythes hollywoodiens il y a 30 ans ? Une chose est sûre, il a su offrir à Isabelle Huppert un rôle si dérangeant et sujet à polémique qu'il n'a pas fini de faire couler de l'encre, ne serait-ce qu'en tant que cas d'études psychanalytiques.
American Hero, nouvelle comédie de Nick Love, détourne pour notre plus grand plaisir le mythe du super-héros, avec un Stephen Dorff au meilleur de sa forme. Malgré quelques facilités scénaristiques, la durée du film et les partis pris techniques font passer un très bon moment au spectateur.
Paul Schrader, scénariste du mythique "Taxi Driver", adapte le roman "Les hommes de proie" d'Edward Bunker pour le transformer en un film de genre halluciné et furieux où trois ex-taulards tordus acceptent le coup de leur vie, dans une Amérique tout aussi cinglée.
Le nouveau long-métrage de Sean Penn nous plonge dans un microcosme qui semble lui tenir à cœur, celui du militantisme humanitaire, mais plutôt que d'en tirer un film engagé, il se contente d'en faire le contexte à une histoire d'amour à la chronologie éclatée.
Il va de soi que beaucoup n'y verront qu'un vulgaire porno-soft, mais le nouveau Park Chan-Wook est avant tout un film d'époque à l'ambiance baroque assurée par une mise en scène, une direction artistique et une photographie tout simplement éblouissantes. Un thriller érotique destiné à devenir une référence dans un cinéma coréen qui, malgré sa radicalité reconnue, reste encore prude dans sa représentation de la sexualité.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.