Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Sorti dans les salles le 15 mars 2017, El Soñador-The Dreamer de Adrián Saba est un drame esthétique nous faisant vivre l'envoûtante expérience du rêve éveillé...
Avec Cessez-le-feu, Emmanuel Courcol livre un premier film ambitieux et passionnant sur le retour à la vie des soldats de la Première guerre mondiale. De Romain Duris à Gregory Gadebois en passant par Céline Sallette, les acteurs portent ce film de corps blessés qui se cherchent... A retrouver en salles le 19 avril 2017
Épopée vertigineuse dans les méandres de l'âme humaine, The Lost City of Z est une fresque épique et intimiste qui s'impose par sa grâce et sa majesté comme une des œuvres les plus importantes du 21ème siècle. Un classique instantané.
1:54 est un film coup de poing qui aborde en filigrane la thématique du harcèlement à l'école, mais aussi celle d'une course folle contre le temps, de ces deux secondes qui peuvent changer toute une vie. Le premier film de Yan England sort en salles le 15 mars 2017.
En détournant les clichés sur l'adolescence par une virée fantastique, Rosemary Myers livre un film drôle et très vif sur le sujet. L'humour y est maître, l'esthétique aussi. A découvrir en salles le 22 mars.
Si on pensait avoir tout vu du western, genre usé jusqu'à l'os s'il en est, le nouveau film de Martin Koolhoven se voulait plus radical et avait l'ambition de faire parti d'un nouveau sous-genre. Mais malgré d'évidentes qualités, Brimstone ne fera pas date dans l'Histoire.
Lesté de tous les handicaps, et notamment de celui la communication et de la barrière de la langue, Le secret de la chambre noire, premier film français du réalisateur Kiyoshi Kurosawa est plutôt réussi, et voit son auteur renouer avec le film de genre tout en gardant la nouvelle facette très spirituelle de son travail.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.