Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Véritable testament cinématographique et religieux de la part du maître Martin Scorsese, Silence est une grande œuvre de cinéma, jamais facile et à la mise en scène impressionnante. Le cinéaste questionne le spectateur sur les tourments et les contradictions de la foi, traitée comme un sujet universel et pacifiste.
Le brique-justicier de Gotham revient dans un spin-off de la Grande Aventure Lego lui étant entièrement dédié avec Lego Batman : le Film ! Au programme, 2h de fun et une ode à la pop-culture totalement jouissive.
A l'heure où les relents xénophobes les plus immondes refont surface en Amérique, Jeff Nichols nous rappelle que l'amour sera toujours plus fort que la haine. Dans un style très naturaliste, son film se concentre sur les tourments d'un couple interracial brillamment interprété mais dont le récit est trop lisse pour susciter du début à la fin toute l'émotion que mérite cette bouleversante histoire vraie.
Quinze ans après son remake américain de The Ring, Gore Verbinski revient au cinéma horrifique. A-t-il réussi à nous offrir une proposition cinématographique inédite en révolutionnant le mythe du vampire dans un mythe gothique aux accents lovecraftiens ou n'est-ce là qu'un sous-Shutter Island à la résolution digne d'un épisode de Scoubidou? Verdict.
Couronné du Lion d'Or à la Mostra de Venise 2016, La Femme qui est partie du philippin Lav Diaz est une relecture sombre et magnifique de la société philippine, empêtrée dans ses contradictions, comme les personnages sont empêtrés dans leurs dichotomies, prises en tenaille entre souffrance et bonté.
Grâce à plus de 1700 contributeurs, le premier film d'Anne-Dauphine Julliand, Et les mistrals gagnants a pu sortir sur nos écrans. Un documentaire fort et délicat sur la maladie infantile dont il est difficile de ressortir indemne.
N'est pas Fede Alvarez qui veut. F. Javier Gutiérrez, qui en est à son troisième long métrage et deuxième d'horreur après Demonic produit par James Wan en 2015, s'essaie à dépoussiérer le mythique Ring ici au pluriel pour juste se distinguer. Le problème est, comme Blair Witch l'année passée, qu'aucune poussière n'était à enlever. La question est inutile, entre divertissement vain ou réelle nouvelle interprétation. On vous dit pourquoi...
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »